05.09.2008
Next Stop Ecole Vétérinaire
S. a raison, je suis libre, je suis libre d’écrire, je suis libre de dire,je suis libre de faire ce que je veux du contenu amassé, je suis une femme sans influences, je suis libre d’aller ce soir après la réunion de parents boire ce que je veux avec qui je veux, je suis libre de raconter demain l’avant l’après le pendant le pourquoi du comment, je suis libre de l’emprise, je suis libre sans chaînes ni entraves, je suis fière, je suis vivante, je suis m’a dit l’homme sage comme un passager qui se serait enfui par le hublot d’un avion en flammes, rescapée, un peu coupable de l’être, un peu cramée, mais après les brûlures au premier degré la peau est neuve,toute neuve,un peu fragile, mais neuve.
Maintenant dire sans ambages que cette liberté là me convient, ce serait mentir. Je m’adapte, c’est le terme. Je fais avec, je compose et je recompose. Bricolage. Après tout on fait pousser des roses extraordinaires sur du fumier me dit le Jardinier. Et avant que leur parfum n’envahisse ton jardin, tu dois te contenter des effluves du compost
Jusqu’au prochain printemps
Tu es une hirondelle me dit-il
Ton nid est envahi par des coucous
Va donc t’en construire un ailleurs
Avec ta salive, des brindilles, des plumes
J’ai perdu ma plume mon ami
Cherche, cherche bien, tu vas la retrouver, tu en garniras ton nid, tu en feras des coussins pour que ceux qui t’aiment puissent venir s’y reposer.
D’accord Monsieur le Jardinier, je cherche, et quand ce sera prêt, j’ouvrirai ma porte, pour l’amour de Dieu ou des hommes, on verra bien
Première victoire hier, pas vraiment savourée, mais le sentiment d’exister, de n’être pas une paria.
J’ai du raconter ma vie en préalable, la sincérité paye parfois, j’en suis sûre, j’en ai la preuve, je n’ai plus qu’à signer, si je veux, je suis libre de ne plus vouloir, j’ai la loi pour moi, mais cet homme inconnu s’est démené comme un beau diable bien sûr il en tirera bénéfice, un peu, c’est le deal.
Good deal
Une autre victoire : j’avais raison
Un soulagement disons
Il est bon de savoir qu’on avait raison, même si des mois durant on espère avoir tort au fond
J’ai envie de gagner parfois
Et quand cette envie là revient, pousse toi de mon chemin.
Hier matin
J’avais des réticences , ce truc là m'énervait
J’avais mal lu l’intention : « Facebook est un réseau social qui vous relie à ceux qui comptent pour vous. » Et à ceux pour qui vous avez compté et qui sont heureux de retrouver votre trace devrait-on ajouter.
La trace
Je ne comprends toujours rien aux principes techniques du site
Mais la boite messages est pleine de tendresse, de retrouvailles, de « on ne se lâche plus maintenant »
C’est trop bon
Ca vaut ce que ça vaut
Mais c’est bon
Il faut retrouver les gens pour savoir enfin combien ils vous ont manqué?
Sûrement
Le tout c’est de savoir se le dire, ne rien chercher à justifier,c’est comme si on se rencontrait pour la première fois mais on sait déjà assez pour vouloir reprendre, continuer, embellir. Je reprends donc, avec avidité. Gourmandise .Frénésie.
Dans quelques temps j'ai besoin de temps j’écrirai, ici et « ailleurs »,je parlerai de ce qui comptait tant pour moi, et du décompte final. Parce que je suis libre. D’écrire. Repeat after me ...FREE...Et que toute personne qui aura la fatuité de croire se reconnaître dans ce que j’écrirai aura tout faux, puisque je vais raconter quelque chose qui n’a jamais existé. Sauf pour moi.
Ma dernière histoire d’amour
Psychanalyse d’un conte de fées avec plein de sorcières, de cendrillons, de blanche-neiges et de nains, bien sûr,les nains.
Bon et puis des crapauds, de princes, des rois si tu en veux en voilà,et des épines et des aiguilles et des roses et des ronces centenaires et des filles qui dorment des princesses quoi.
Et de téléportation vitesse intersidérale
Des vaisseaux spatiaux
Des voies lactées
Des monstres et des dragons et de la mandragore
Et un carrosse aussi
Important le carrosse
Et de la soupe à la citrouille
Et des pantoufles grignotées par les chiens
Sur les marches d’escalier
Et un duel au tire-bouchon
Tout quoi
Une fiction.
Absolue.
La prochaine sera plus complexe à exposer, ce sera plein de name-dropping avec plein de vrais gens qui existent dedans, et ce sera un best-seller fatalement.
Celle là on l’écrit en sourdine sans rien en exposer, on se la garde, c’est la véritable histoire.
J’avais raison mais multiples sont les raisons d’avoir raison
Ma prochaine victoire sera: ne plus attendre
Rien
Ni personne
Sauf le retour en fin d'après-midi de mes amours
C’est un combat quotidien
Un sale mélange entre la raison justement et le rêve inachevé
Alors ma tristesse sera et restera impudique
C’est comme ça
On ne peut pas se désavouer tout le temps
Et je ne veux plus entendre que trop d’émotionnel tue
Sans cela je me sens morte justement
Et ça ne m’arrange pas.
Le matin le chien et moi accompagnons la petite à l’arrêt de bus
On la regarde partir
Il est 7H15
Elle s’est déjà fait des copines
Elle va apprendre l’espagnol
Partir en voyage en Octobre
Le matin je réveille mon fils aîné qui travaille en Septembre
Qui me vole trois cigarettes
Je lui prépare du café
Le matin je me demande parfois si un jour quelqu'un d’autre un autre matin ou un soir me fera du café.
Un autre matin
Et je vais me chercher une tasse
Finalement
L’amertume est volatile
Je suis smooth comme une mixture fraise banane orange
Je suis comme si j’étais amoureuse
Ce doit être hormonal.
C’est très compliqué.
A expliquer
Comme ça
Vite fait
09:23 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
03.09.2008
Le Café de l'Amer
Selon Isabelle Alonso, "les normes physiques sont plus lourdes et plus sévères qu'elles n'ont jamais été. Etre belle, séduisante, sexy, baisable, tel pourrait se résumer le tout premier critère de jugement en toutes circonstances. Pour les femmes, plaire n'est pas un enjeu passe temps, mais une stratégie de survie. Plus elles font d'efforts de présentation pour correspondre aux normes, plus leur degré de soumission est immédiatement lisible, plus elles attirent l'attention."
C’est une invitation reçue par mail
Un débat organisé par le Café de l'Amour (?)
Interactif bien sur
Hier nous parlions du corps écran
Le corps inhabité
Tout projeté vers l’extérieur
"Les hommes aussi sont confrontés à cette réalité. "Obsédés par le calibre du tuyau", ils en veulent-ils une "plus grosse". Les femmes, angoissées par leur capacité d'accueil en voudrait "un plus petit". Performance, normalité, être un bon coup, assurer dans les vestiaires, être bonne, chacun peut se sentir concerné."
Le thème, en vérité, de ce débat , c’est "L'EXHIBITION PORNOGRAPHIQUE DANS LES MÉDIAS ; UNE NOUVELLE NORME POUR NOS RELATIONS INTIMES ?"Sexualité orthodoxe", "jouissance dans les clous" : savoir maîtriser ces protocoles imposés aux hommes et aux femmes »
Je n’irai pas
Ce soir là je baise.
Hahahahahaha
Car ce sera un Lundi
Et le Lundi c’est …(secret défense)
Dieu comme tout ça me gonfle…
Comme la vie pourrait être belle et simple…
Hier j’ai regardé ENFIN ce film qui depuis sa sortie m’attirait, je savais que je l’aimerai
LITTLE CHILDREN
Et pour cause.
La scène où le mari se branle avec un string de femme sur le visage, les kleenex souillés et puants que Winslet trouve et renifle avec dégoût,la gueule du pervers pédophile victime du voisinage auquel finalement on s'attache,l'autre mari qui dit à Winslet on quitte tout on part ensemble pour finalement rentrer tranquillement chez sa femme carriériste mais si belle, c’était MA-GNI-FI-QUE (clique sur magnifique et la chevillette cherra cherrychou)(4/O8/O8, je me suis rediffusé le film en VO)(donc j'en rajoute)
Pas désespéré du tout, réaliste .
Ce soir je me refais American Beauty
(4/09/08: en fait j'ai revu Little Children donc)
Autant en remettre une dernière couche avant de me taper l’intégrale de Disney.
Sinon je confirme que de passer du statut de "rien" à "plus rien" est somme toute assez facilement négociable.
02.09.2008
Essorage 1400Tours
Le mot « bienveillance » a du être inventé pour lui...Je plonge dans son regard bleu et doux.
Il sait ma vérité.Il est détenteur de mes secrets.Il n’en jouera jamais.Cette certitude me conduit chez lui le pas léger .Le long du quai, sous le soleil de septembre, je souris à la vie, je souris à une femme chargée comme un âne, qui rampe plutôt qu’elle ne marche, je suis impatiente de savoir comment va ma fille, j’entre, elle est dans sa chambre, épuisée, un peu dépassée par la charge, mais heureuse.
Sa chambre est « trop bien »
Alors elle sourit, de ce sourire qui me fait l’effet que fait la caresse du vent, c’est fort et vivifiant.

06:39 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note


