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27.09.2008
I could sleep ten thousands years
The door it opened slowly,
My father he came in,was nine years old.
And he stood so tall above me,
His blue eyes they were shining
And his voice was very cold.
« Fixer des visages détendus, un regard dans le vide, fixant un point, un moment d’inattention pris au vol ; dévoiler la présence de l’homme au moment où il devient absent. Il est là et ailleurs en même temps »
En ce temps là je voyais l’absence déjà dans son regard. En ce temps là je me disais que l’absence ne signifiait pas la disparition .On pouvait être absent et être là juste à côté. On pouvait être ailleurs et te dire « passe moi le sel »
Le grand absent je le voyais depuis longtemps dans le regard de ma mère.J’avais passé des heures devant les photos de Chabanis à scruter les regards.

«… L’homme n’est-il pas plus présent et plus sincère dans l‘absence, lorsque son corps s’abandonne et laisse son esprit partir pour se défaire de cette enveloppe parfois si superflue pour décliner sa propre identité…»
Je ne savais pas encore que parfois on s’absente de soi-même, on se devient infréquentable, tellement on se sent vide de l’absent. Quand on revient à soi il est encore plus insupportable que l’absent se manifeste. Intolérable. Sauf à substituer aux absents le présent. Sauf à construire sa vie sans cesse sur l’absence. Autrement dit se nourrir du vide et du vertige et du manque
A. longuement au téléphone, me parle encore des femmes sous influence. Femmes sans substance. Femmes effrayées, apeurées, dépendantes. Elles ont perdu toute dignité, toute trace d’amour-propre. Elles se font piétiner, humilier, mais elles s’accrochent, elles harcèlent, elles supplient, elles se soumettent à tout, elles sacrifient leurs propres désirs, elles trahissent les femmes libres, elles ont honte de leur avoir fait des confidences, alors elles exhibent celles qu’elles ont reçues, celles des femmes libres .Tellement elles ont peur de « l’absent ».Elle me raconte ces femmes, qu’elle reçoit, qu’elle tente de tirer hors d’elles mêmes, sans succès bien souvent.On reparle du corset invisible.
Et ce soir là pendant cette répétition, assise très sage sur un banc entre mon fils et C., j’entendais cette phrase, « m’immoler par le feu », pas mon genre, je riais intérieurement en associant ça à « restons bonzes amis », je suis naze.
MSN 23H57
Tu vois où ça mène de déroger à ses principes?
Lesquels?
Ben no zob @job, pas d’hommes mariés…lol
J’ai changé hein
Moi aussi je te rassure.Tu as les cheveux super courts!
Je les perds, mon fils aussi les a perdu beaucoup, ça en passe par là dans la famille, alors on « coupe court » mouhahahahaha…je vais m’acheter une perruque blonde. Et ta fille?
Elle est à Londres
Et sa mère?
Elle vit à Montpellier
Et toi?
J’ai quitté L.
Quand ça?
Il y a deux ans
Et depuis?
Je bosse, toujours très « service public », tu me connais. Tu veux qu’on se voit?
Je ne sais pas
Tu choisis
Je n’ai pas d’idée
plus d’idée, si t’as envie on se voit
Ca promet…cache ta joie!!!!
SMS
« fin de mission pour Louella, appelle moi je suis triste »
Destinataire inconnu, mon Gsm a perdu tous les contacts
J’appelle
C’est qui?
Tu te fous de ma gueule, à ton avis?
Ah putain merde
RIP Marc
GSM
Un appel pour prévenir C. que je confirme pour le soir
Toujours cette histoire de contacts perdus
Ce n’est pas C.
C’est « C »
Merci le hasard
On va se revoir
Elle m’a semblée si fragile
Mettre à jour mon répertoire
La crise est derrière nous
Partir vivre à Lyon?
Beaucoup de téléphone en ce moment,ma sœur une heure au moins jusqu’à ce que mon oreille gauche se consume.Son enfance à l’absent, sa jeunesse mussolinienne, son engagement dans l’armée allemande, putain pourvu qu’il n’ait pas fait parti [ndlc/ PARTIE] des assassins de la Clusaz me dit-elle. Va savoir…Elle me dit quand je l’ai vu la dernière fois, il me racontait ça, le fascisme, Hitler, mais tu sais bien, il mentait tout le temps disait Maman.Les pistes seront italiennes donc, quid de 45/48 hein? On y va.Tout se mélange, le mensonge est-il donc une malédiction pour les filles de ma famille?Il faut que nos fils sachent qui était leur grand-père dit-elle.Et puis ce grand-oncle, 15 ans de bagne.C’est assez amusant de jouer les détectives en fait.Chacune son rôle.L’émotion à réception des lettres, des dérogations,la tremblote.Nous vous autorisons à consulter les archives de la Marine à Aix en Provence.C’est un début.TL m’a filé la K7 sur Bob Denard,problème, le lecteur de K7,j'en ai pas.
Ce matin, je me souviens avoir refusé de le voir, à jamais, pour toujours, pas facile mais jouable et je crois que je lui aurai explosé la gueule à ce salaud. Je me demande comment les filles abîmées par leur père font pour continuer à lui dire « passe moi le sel ».Mystère.
« Quand les hommes s’en vont, ce ne sont pas eux qui manquent, mais le rôle qu’on leur conférait. » Finalement. Tiens donc. Vraiment.
Ma BAL/effraction sournoise.A chaque incursion on fait un pari .Cette fois je suis bonne pour un jéroboam j’ai tout à la virgule près prévu, elle a fait le jeu de piste, et bingo, ça devient comique.Ludique.Je viens de voir un film, avec Dominique Pinon, je l’aime beaucoup, une phrase, une citation de je ne sais plus quel écrivain « je serais l’auteur, tu seras le drame ».C’est exactement ça je serais l’auteur, tu joueras le drame,tellement tu es dramatique.
Céline redevient tendance, je le mets en tête de gondole sur mes étagères,et je bardamuse
Trouvé un livre dans le dernier carton, avec plein de post-it
Femme mode d’emploi
Achète toi une poupée gonflable, gonflante, de cire de son au lieu de te poser d’imbéciles questions
Trouvé un livre qui ne m’appartient pas dans un sac
Je ne garde que le titre,retour à l’envoyeur
Les deux
En fait, à la poubelle, pas gâcher au prix où est le timbre
Hier soir, débat avec l’homme sage, effaré, sur l’incestuel
Ne pas confondre hep hep hep!!!!
Pas de passage à l’acte (relis tes Racamier) (bon je te concède que c’est pas simple ni vraiment dit comme ça) (entre les lignes, décodage, adaptation, l’homme sage fait ça pour moi) mais des familles où aucune confidence n’est possible
Intimité zéro
Aucun secret n’est gardé
Tout le monde sait tout sur tout le monde sauf la vérité
Le déni: blason familial
Le confident nécessaire : assassiné
Le gardien de l’indicible : mutilé
On parle de ce dont tu as besoin de parler mais que tu voudrais qu’on garde au coffre
Je paye désormais pour me confier et pour être garantie que ce que je dis reste là où c’est dit
C’est grave.
J’ai fait confiance
J’ai entendu dire
Le contraire de la vérité
Plus violent qu’un mensonge, brouillage de pistes.
Mais les menteuses ont dans la voix cette écorchure…
C’est là ce jour là ce matin là que le vrai doute s’est installé
Le chemin était tracé
Le reste avant avait si peu d’importance
Ce matin là
Absence de conviction
Trop de trop
Prévisible
Le meilleur moyen d’isoler la confiance c’est de distiller une information saugrenue et d’attendre qu’elle te boomerang à la tronche
Au moins tu es fixé. Je le suis.BOUM
Je suis fatiguée, je trie des papiers, j’explore doucement des pistes, je retrouve un dessin d’enfant, une maison, avec plein de chambres, bien séparées, plusieurs étages, un monde fou dans cette maison, des prénoms sur chaque chambre, je suis triste après, vraiment triste, c’est comme un cimetière carré des anges ce dessin.
Il est normal me dit l’homme sage qu’après qu’on vous ai dit si souvent durant tout ce temps vous êtes laide à l’intérieur (aussi) que les jolies choses que vous exprimez,la douceur, la tendresse,ce reflet pur de vous sans ce miroir déformant vous émeuvent. Prenez donc un mouchoir en papier.
Ce matin le souvenir de cette soirée, trop bonne trop conne, on était bien elle et moi à se murger en douceur, pourquoi j’ai répondu, mystère.
Ce matin on sent bien sur les ondes la tentative d’enfumage. Le c’est pas moi c’est l’autre.
Ce matin un mail qui me raconte deux trois choses étonnantes pour l’expéditeur, pas surprenantes du tout pour moi. J’ai cessé d’être naïve. Lui s’étonne de l’avoir été. Il s’excuse. No answer.
Un tour chez "les amis",ce truc là c'est ausi une plate-forme de retrouvailles, et on peut dire ce qu’on veut, je donne un prix particulier aux retrouvailles en ce moment.Je suis sentimentale.A donf.
La nuit, le débat entre les deux candidats, en anglais, je découvre une heure plus tard que des chaînes françaises diffusent avec interprètes, les boules.
Et puis la mort qui rôde, qui tourne autour de quelqu'un qui m’est si cher, que je me demande comment je vais bien pouvoir faire ce jour-là.
Et on m'informe via admin@ que "de multiples tentatives d'accès infructueuses à .... au cours des deux derniers mois " m'obligent à modifier mon mdp via un système hautement sécurisé.
08:45 Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
21.09.2008
Dimanche tout bizarre
Je suis seule toute seule pour la première fois depuis des semaines
J'adore
Je braille dans le salon, tout y passe, fureur ménagère, avec un peu de chance BB passe pour le goûter, on va re-brailler en duo
Ca donne ça quand je chante à tue-tête: ENJOY
(merci K1!!!!)
Je me sens si joyeuse que ça en est suspect,tellement ferme et déterminée et enthousiaste que je ne me reconnais pas
Opérationnelle
Tout me touche, rien ne m'indiffère, mais rien ne m'atteint au delà du supportable
(ce doit être hormonal)
moi aussi je t'aime,mon petit chien qui mange en douce la merde du chat mais comme dit le proverbe, les hommes ne changeront pas tant que les chiens mangeront de la merde
GO
10:19 Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
18.09.2008
Warning MayDay et tout le toutim
Il m'aura fallu du temps, plus de cinquante ans, pour enfin admettre qu'une confidence peut devenir balle de sniper, que la confiance est un leurre,que les femmes les plus dangereuses sont les femmes sous influence, mais elles sont tellement malheureuses en même temps, je serais tentée de tout leur pardonner, j'ai bon fond (pensionnat chez les soeurs de la Miséricorde, ça marque à vie),que le diable peut surgir de sa boite à tout moment, terroriste,que les carapaces sont vitales, qu'il ne faut pas jamais baisser la garde.
Autrement dit
Je me suis inscrite à un cours de self-défense, genre...
Et j'ai pris un chien de garde, regarde comme il fait trop peur

17.09.2008
Cocksucker Blues
Pete,Kate,Amy, c'est de layette à côté
Quand à moi:
SEXE: nada (je suis carrément dégoutée même)
DROGUE: nada (la clope ça compte?)
ROCK AND ROLL: ça va à peu près mais bon c'est pas encore tout à fait ça....
Il faut que je fasse un effort sinon plus aucun starfucker ne voudra de moi....
06:47 Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
15.09.2008
The Day The Clown Cried
J'ai toujours aimé Jerry Lewis
Il a illuminé mes dimanches
Il souffre horriblement du dos
Je lui avais dédié une chanson
Parce qu'on m'avait projeté en privé un film jamais sorti
The Day The Clown Cried
C'est sûrement à cause de ce film que je n'avais que moyennement aimé "La vie est belle" (version Benigni)

J'ai rêvé de Jerry Lewis cette nuit
On faisait un remake de La Valse des Pantins
Et on faisait crever tout le monde à la fin
Après on mettait des nez rouges, on riait, et on pleurait dans les bras l'un de l'autre
C'était un drôle de rêve triste
The Day The Clown Cried
C'était un Lundi matin, à cause d'une odeur de pain grillé.
08:29 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
14.09.2008
Ephéméride#20 (au moins...)

(si avec ça tu n'es pas de bonne humeur,c'est que tu es mort)(merci Lina!!!!)
Dimanche 7 Septembre 2008
Et oui que fait-on sinon jouer.
J’ai lu un texte hier sur la solitude
Je suis au milieu d’une foule
Bienveillante mais peu concernée
Peu incidente
La raison m’impose un constat j’en fais après ce que je veux j’y donne suite ou pas. Position de repli. Je tente de percer un mystère, je n’en aurai jamais la clé, alors je défonce les portes, je me fabrique des réponses, la plus simple c’est de me dire que tout était truqué par avance.
Plus obscure ma propre attitude face aux évènements,ça se règlera entre moi et moi merci mais je t'en prie.
Quand tu rêves même si tu aimes ton rêve il faut admettre le réveil et la vaporisation de ce rêve qui devient un souvenir de rêve avec quelques images auxquelles il faut se raccrocher dans la journée de peur qu’elles ne disparaissent certaines persistent à ton insu la confusion s’installe entre le réel et ce rêve la douce torpeur de ton rêve aussi elle t’enveloppe tu voudrais te recoucher rattraper ton rêve en cours de route ça finissait comment les rêves ne finissent pas toujours la vie te sort de là parfois au moment où ça devient bien justement apaisant et régressif un peu (oui moi aussi je vais me refaire du café)
Il pleut
Hier soir j’ai dormi vite
Endormie sur un article sur Louis Garrel
Belle gueule qui fait la gueule sur les photos
Endormie sur une page rétrospective Anna Magnani
Endormie sur une critique de Goodfellas
Les Affranchis
J’avoue, je me suis endormie en lisant Télérama (trois ave maria un taxi l'addition contrition et c'est bon)
De l’autre côté de la cloison mon cadet se prenait par procuration une mornifle avec les Bleus, j’avais mis de la musique.
Rimes en "on"
Springsteen Barcelona 2002
Dancing in the dark
De quoi étaient faits mes rêves en 2002
Et bien aussi étrange que cela puisse paraître, j’ai l’impression de n’avoir jamais vécu d’année 2002, ça ne me dit rien du tout 2002
Il faut que je consulte mes archives
Mes agendas
9 Septembre
Un ouragan chasse l’autre finalement et au finish on est bien vivants dépouillés mais vivants dépecés en charpies mais vivants c’est-à-dire en mesure de reprendre là où tout s’est arrêté (je l'ai déjà dit je sais)
Je suis encore obligée parfois d’expliquer
Alors maintenant je dis simplement: je vivais avec un homme qui attendait que sa femme revienne elle est revenue il m’a montré la porte c’est pas très glorieux pas de quoi fouetter un chat et je savais dès le départ alors je ne vais pas non plus faire celle qui aurait été prise par derrière sans lubrifiant non plus et basta.
Comme ça on me dit ben merde alors
Et sinon
Je dois avouer l’ennui
Je m’ennuyais
A un point tel que la léthargie s’installait
L’annulation de tous désirs
Et quand le désir a commencer à poindre son nez, c’est là que…
Quel désir
Le désir d’être à ma place
Le piano, la guitare, écrire
Tu n’as pas écrit
Si je l’ai déjà dit
Un journal intime
Deux, trois lignes chaque fin d’après-midi
Ça dit quoi
Le rien qui prenait toute la place
C’est tout, le rien, juste ça
Oui
Et le bizarroïde aussi.
Un grand moment d’illusionnisme
Bilan: se faire confiance (à soi)
Crainte: ne pas se méfier à l’avenir de tout ce qui passera à portée de mon cœur sinon je vais finir en croquettes pour chien
Me materner
Me souvenir de moi
Ne plus en parler
Ne plus écouter
Ne pas nourrir la bête (immonde)
Ils sont vides, ils projettent, ils vampirisent, ils vous vident de toute substance, n’ont pas d’existence propre ou pas celle qu’ils voudraient avoir, ils sont ils sont ILS SONT???? (J.Lepervers, question pour un winner) (ils sont deux et vont très bien ensemble)(réponse exacte, vous avez gagné 12KE)
10 Septembre
Des gestes simples. Comme scotcher sur le mur qui soutient mon bureau des cartes postales prisonnières depuis des années de boites voyageuses poussiéreuses. Environner.
Prendre un plaisir indistinct à scanner encore et encore des lettres, les lire les traduire.
Constater que l’asynchronisme est un faux prétexte.
Il me fallait un lieu, un espace, un petit bout de mur.
Compartimenter l’espace et le temps, s’imposer des horaires, pendant qu’elle fait ses devoirs je joue de la guitare. Toute langue dehors et pulpe des doigts arrachée. Lire pendant que mon fils lit aussi .Dans le salon à la tombée du jour, la radio en sourdine. C’est lui qui est en charge de l’achat de ce roman.
Moi j’ai acheté celui là.
On parle de cinéma. On échange nos DVD.
Je vis avec un adulte et une enfant.
Nous modulons, tout s’articule en douceur, sans cris ni heurts, ni chef de meute ni régisseur, on se demande si on peut utiliser la voiture, on s’organise, on résiste.
Il y a un grand absent, un de passage, un qui vient de temps en temps, qui a gardé ses distances.
Celui qui me serre dans ses bras, qui me tient la main pendant le match.
Celui qui veut plus tard plein d’enfants
Et qui vise la mention au bac.
Le grand blond
Celui qui parti en morceaux d’enfant quand je suis partie
Et qui revient en puzzle d’homme
Chaque matin je frôle la rupture
Le tendon altéré
Chaque matin je progresse pourtant
Chaque matin le bilan de la veille
Ma définition du matin, cette période où rien ne se joue sinon la reprise doucement de l’équilibre, une fin de nuit après l’autre, où les pensées s’enfuient par le balcon et vont là où elles se doivent d’aller, se poser sur une nuque, une épaule, une oreille.
Et reviennent
J’ai cherché sens au mot passion
Car c’est de cela qu’il s’agit en vérité
Ma passion
Christique
Que ressentiez vous alors
Je n’étais pas à la place que j’aurai voulu avoir, et il était dans l’incapacité de l’admettre tant qu’en face les signaux ne l’y autorisait pas. Ensuite c’est devenu douloureux, de le voir dans l’erreur, et de vouloir m’accrocher, et de créer du lien avec elles, et de l’entendre changer de version, changer de point de vue, changer son jugement, exprimer des regrets, j’étais en état de sidération absolue, je ne pouvais que scanner des lettres l’après midi.
(On arrête je ne peux plus fournir et ça m’ennuie on change de sujet si on parlait de ma grand-mère?)
(Comme vous voulez)
10 Septembre
Le hamster trouvé mort roulé en boule encore chaude les larmes et les sanglots le petit cercueil une boite à thé en paille très équitable et la goutte d’eau qui fait déborder le trop plein de chagrin de cette encore très petite fille et mon rôle plein pot la maman qui trouve les jolis mots qui réconforte qui achète des bonbons et fait une soupe de vermicelles l’encore petite a peigné son chien durant une heure et lui dit qu’elle lui donnerait tout l’amour qu’elle avait en réserves pour le hamster la boucle est bouclée.
Mais on ne remplacera jamais le hamster
Il nous réveillait la nuit à tourner et tourner encore dans sa roue
Mais on l’aimait lui, le hamster acrobate.
Un tas de livres neufs et une telle boulimie que j’en lis quatre en même temps, et que j’admire.
Un livre ça se caresse, on regarde au dos, trois mots sur l’auteur, le pitch
Bilan aussi, mon parcours initiatique, une gestation, je me suis bien défendue me dit-il finalement
Vous avez été (has been?) devenez enfin ce que vous serez
Mal au crâne
Je retiens des mots, immaturité, pouvoir, mensonge mais aussi possible, intériorité, renaissance après une petite mort illusoire somme toutes, ce n’était qu’un départ après tout. Et pour une fois c’est moi qui suis partie, ça change. Parce que vraiment, je me suis relue, et je ne pouvais plus rester. Ca arrange tout le monde, c’est donc positif. Je ne me suis pas battue, j’ai juste baffé le visage poiscaille du mensonge, en cela il a réussi son coup aussi, faire payer par une autre les coups d’avant, les coups invisibles
Je parle maintenant d’une « expérience », plus d’une rencontre.
C’est clinique
Laboratoire
Plus que du recul, de la hauteur, et cette certitude que voilà de quoi alimenter une belle tranche d’auto-fiction parce que c’est la première fois de ma vie qu’en dehors du contexte de l’entreprise je me suis trouvée confrontée à ce type de personne. En mixant tout ça …on tient un truc Coco.
Alors noircir me dit V.
(Elle cite Céline)
(Bien sûr)
Et acérer la plume
La faire tranchante
Préciser les characters, bien les définir
Le mari la femme l‘amant, la remplaçante, la femme encore
Tellement drôle au bout du bout
C’est dans la petite bourgeoisie névrosée que Chabrol a trouvé sa matière les trahisons orchestrées et les drames en conclusion
La contention a ses limites
Le drame n’est pas forcément spectaculaire
Il se traduit parfois par la mort mentale d’un des protagonistes
Des héritiers
Mais la mort psychique n’est pas facile à transcrire au cinéma
Alors on fait mourir physiquement les personnages
C’est disons plus…
Télégénique?
(?)
11/09/08
Non je n’ai pas oublié tu vois parce que ça c'est trop bien planqué derrière la macula à jamais
On sait tous à peu près ce qu’on faisait ce jour là
Et on voulait simplement très vite retrouver nos familles
Vérifier que nos potes allaient bien
Passer deux trois coups de fil
Et mater CNN
Elle était petite et c’est la chute des corps qui l’a marqué
Parce que ce jour là on ne leur a pas dit ne regardez pas
On n’y a même pas pensé
Et on a bien cru durant quelques heures assister à notre propre mort future très proche en live
12/09/08
Hier soir du côté de la Madeleine je lui ai dit en riant blanc cassé (pas vraiment jaune quoi) que je demanderai plus tard à un de ses associés de me servir de conseiller technique
Je crois qu’il est d’accord
Cet homme là est le seul finalement qui sait calmer ces douleurs et comprends qu’elles puissent en générer d’autres, il anticipe, il soutient, depuis près de treize ans il est là, et je prie pour qu’il prenne soin de lui, parce qu’il est si précieux.
Les autres
Nada
Et comme en lui je fais confiance, j’accepte ce nouveau protocole
Je vais devenir une enfant-bulle
Et personne ne viendra m’embêter
13 Septembre
J’attends des gens très doux
Il y aura du fromage et des makis et des gâteaux genre ramadan dégoulinants de miel.
14 Septembre
Sunday Morning, et j’ai dormi comme un loir défoncé.
L’oubli qui s’installe comme un pacha
Et s’il y a un truc contre lequel je n’ai pas envie de lutter c’est bien l’oubli
Mémoire très select
Selective
Je ne me souviens que de ce qui me fait du bien
Autrement dit.
12.09.2008
Ah si j'étais un homme...
...il n'y aurait pas grand-chose qui me ferait bander
("tous des pouffes" mode ON)
Sauf ça peut-être (d'ailleurs)(je sens poindre un truc)(le désir ça s'appelle):
Retrospective Dennis Hopper à la Cinémathèque
C'est pas loin
Genre
(et ça m'agace les gens qui disent "Deunisse Houpère")
11.09.2008
Childhood
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09.09.2008
Pitch

07:09 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
08.09.2008
Morning Live

Et le matin quand ça te submerge avant même que tu ne te sois levée
Et tu voudrais ne plus penser être mécanique robotique juste capable d’exécuter les ordres du quotidien
Ce quotidien qui te balise le réalisme qui te tient debout l’instinct de vie tu ne sais pas bien
Et le matin c’est comme un coup de massue à chaque fois
Et tu penses à ceux qui trouvent un diamant brut mais préfèrent l’acheter déjà taillé place Vendôme
Et tu espères encore l’orpailleur
Le chercheur d’or
Tu vois sur une carte que Guantanamo n’est pas loin d’Haïti
Tu vois qu’on sauve des banques avant de sauver des vies
Tu vois le sarcasme l’ironie la dureté des gens de pouvoir
Tu as vu hier sur un visage de cire la fascination du pouvoir
Le pouvoir de faire le bien dit-elle
J’ai envie de la croire la doucereuse atone
J’ai envie de croire en cette fameuse belle part de…
Et le matin c’est la détresse et le chagrin
Et le matin c’est la composition d’un soi pour les autres
Et le matin je suis l’Haïtienne
Devant les ruines de sa maison
Et dans moins d’une heure je serais debout bien droite et je rirai des bêtises du chien
J’ai souvent dit que quelque choses de bien étrange m’avait sauvé un jour la vie
Je maintiens.
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