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14.09.2008

Ephéméride#20 (au moins...)


podcast
(si avec ça tu n'es pas de bonne humeur,c'est que tu es mort)(merci Lina!!!!)

Dimanche 7 Septembre 2008

Et oui que fait-on sinon jouer.

J’ai lu un texte hier sur la solitude

Je suis au milieu d’une foule

Bienveillante mais peu concernée

Peu incidente

La raison m’impose un constat j’en fais après ce que je veux j’y donne suite ou pas. Position de repli. Je tente de percer un mystère, je n’en aurai jamais la clé, alors je défonce les portes, je me fabrique des réponses, la plus simple c’est de me dire que tout était truqué par avance.

Plus obscure ma propre attitude face aux évènements,ça se règlera entre moi et moi merci mais je t'en prie.

Quand tu rêves même si tu aimes ton rêve il faut admettre le réveil et la vaporisation de ce rêve qui devient un souvenir de rêve avec quelques images auxquelles il faut se raccrocher dans la journée de peur qu’elles ne disparaissent certaines persistent à ton insu la confusion s’installe entre le réel et ce rêve la douce torpeur de ton rêve aussi elle t’enveloppe tu voudrais te recoucher rattraper ton rêve en cours de route ça finissait comment les rêves ne finissent pas toujours la vie te sort de là parfois au moment où ça devient bien justement apaisant et régressif un peu (oui moi aussi je vais me refaire du café)

Il pleut

Hier soir j’ai dormi vite

Endormie sur un article sur Louis Garrel

Belle gueule qui fait la gueule sur les photos

Endormie sur une page rétrospective Anna Magnani

Endormie sur une critique de Goodfellas

Les Affranchis

J’avoue, je me suis endormie en lisant Télérama (trois ave maria un taxi l'addition contrition et c'est bon)

De l’autre côté de la cloison mon cadet se prenait par procuration une mornifle avec les Bleus, j’avais mis de la musique.

Rimes en "on"

Springsteen Barcelona 2002

Dancing in the dark

De quoi étaient faits mes rêves en 2002

Et bien aussi étrange que cela puisse paraître, j’ai l’impression de n’avoir jamais vécu d’année 2002, ça ne me dit rien du tout 2002

Il faut que je consulte mes archives

Mes agendas

9 Septembre

Un ouragan chasse l’autre finalement et au finish on est bien vivants dépouillés mais vivants dépecés en charpies mais vivants c’est-à-dire en mesure de reprendre là où tout s’est arrêté (je l'ai déjà dit je sais)

Je suis encore obligée parfois d’expliquer

Alors maintenant je dis simplement: je vivais avec un homme qui attendait que sa femme revienne elle est revenue il m’a montré la porte c’est pas très glorieux pas de quoi fouetter un chat et je savais dès le départ alors je ne vais pas non plus faire celle qui aurait été prise par derrière sans lubrifiant non plus et basta.

Comme ça on me dit ben merde alors

Et sinon

Je dois avouer l’ennui

Je m’ennuyais

A un point tel que la léthargie s’installait

L’annulation de tous désirs

Et quand le désir a commencer à poindre son nez, c’est là que…

Quel désir

Le désir d’être à ma place

Le piano, la guitare, écrire

Tu n’as pas écrit

Si je l’ai déjà dit

Un journal intime

Deux, trois lignes chaque fin d’après-midi

Ça dit quoi

Le rien qui prenait toute la place

C’est tout, le rien, juste ça

Oui

 Et le bizarroïde aussi.

Un grand moment d’illusionnisme

Bilan: se faire confiance (à soi)

Crainte: ne pas se méfier à l’avenir de tout ce qui passera à portée de mon cœur sinon je vais finir en croquettes pour chien

Me materner

Me souvenir de moi

Ne plus en parler

Ne plus écouter

Ne pas nourrir la bête (immonde)

Ils sont vides, ils projettent, ils vampirisent, ils vous vident de toute substance, n’ont pas d’existence propre ou pas celle qu’ils voudraient avoir, ils sont ils sont ILS SONT???? (J.Lepervers, question pour un winner) (ils sont deux et vont très bien ensemble)(réponse exacte, vous avez gagné 12KE)

10 Septembre

Des gestes simples. Comme scotcher sur le mur qui soutient mon bureau des cartes postales prisonnières depuis des années de boites voyageuses poussiéreuses. Environner.

Prendre un plaisir indistinct à scanner encore et encore des lettres, les lire les traduire.

Constater que l’asynchronisme est un faux prétexte.

Il me fallait un lieu, un espace, un petit bout de mur.

Compartimenter l’espace et le temps, s’imposer des horaires, pendant qu’elle fait ses devoirs je joue de la guitare. Toute langue dehors et pulpe des doigts arrachée. Lire pendant que mon fils lit aussi .Dans le salon à la tombée du jour, la radio en sourdine. C’est lui qui est en charge de l’achat de ce roman.

Moi j’ai acheté celui là.

On parle de cinéma. On échange nos DVD.

Je vis avec un adulte et une enfant.

Nous modulons, tout s’articule en douceur, sans cris ni heurts, ni chef de meute ni régisseur, on se demande si on peut utiliser la voiture, on s’organise, on résiste.

Il y a un grand absent, un de passage, un qui vient de temps en temps, qui a gardé ses distances.

Celui qui me serre dans ses bras, qui me tient la main pendant le match.

Celui qui veut plus tard plein d’enfants

Et qui vise la mention au bac.

Le grand blond

Celui qui parti en morceaux d’enfant quand je suis partie

Et qui revient en puzzle d’homme

Chaque matin je frôle la rupture

Le tendon altéré

Chaque matin je progresse pourtant

Chaque matin le bilan de la veille

Ma définition du matin, cette période où rien ne se joue sinon la reprise doucement de l’équilibre, une fin de nuit après l’autre, où les pensées s’enfuient par le balcon et vont là où elles se doivent d’aller, se poser sur une nuque, une épaule, une oreille.

Et reviennent

J’ai cherché sens au mot passion

Car c’est de cela qu’il s’agit en vérité

Ma passion

Christique

Que ressentiez vous alors

Je n’étais pas à la place que j’aurai voulu avoir, et il était dans l’incapacité de l’admettre tant qu’en face les signaux ne l’y autorisait pas. Ensuite c’est devenu douloureux, de le voir dans l’erreur, et de vouloir m’accrocher, et de créer du lien avec elles, et de l’entendre changer de version, changer de point de vue, changer son jugement, exprimer des regrets, j’étais en état de sidération absolue, je ne pouvais que scanner des lettres l’après midi.

(On arrête je ne peux plus fournir et ça m’ennuie on change de sujet si on parlait de ma grand-mère?)

(Comme vous voulez)

 

10 Septembre

Le hamster trouvé mort roulé en boule encore chaude les larmes et les sanglots le petit cercueil une boite à thé en paille très équitable et la goutte d’eau qui fait déborder le trop plein de chagrin de cette encore très petite fille et mon rôle plein pot la maman qui trouve les jolis mots qui réconforte qui achète des bonbons et fait une soupe de vermicelles l’encore petite a peigné son chien durant une heure et lui dit qu’elle lui donnerait tout l’amour qu’elle avait en réserves pour le hamster la boucle est bouclée.

Mais on ne remplacera jamais le hamster

Il nous réveillait la nuit à tourner et tourner encore dans sa roue

Mais on l’aimait lui, le hamster acrobate.

Un tas de livres neufs et une telle boulimie que j’en lis quatre en même temps, et que j’admire.

Un livre ça se caresse, on regarde au dos, trois mots sur l’auteur, le pitch

Bilan aussi, mon parcours initiatique, une gestation, je me suis bien défendue me dit-il finalement

Vous avez été (has been?) devenez enfin ce que vous serez

Mal au crâne

Je retiens des mots, immaturité, pouvoir, mensonge mais aussi possible, intériorité, renaissance après une petite mort illusoire somme toutes, ce n’était qu’un départ après tout. Et pour une fois c’est moi qui suis partie, ça change. Parce que vraiment, je me suis relue, et je ne pouvais plus rester. Ca arrange tout le monde, c’est donc positif. Je ne me suis pas battue, j’ai juste baffé le visage poiscaille du mensonge, en cela il a réussi son coup aussi, faire payer par une autre les coups d’avant, les coups invisibles

Je parle maintenant d’une « expérience », plus d’une rencontre.

C’est clinique

Laboratoire

Plus que du recul, de la hauteur, et cette certitude que voilà de quoi alimenter une belle tranche d’auto-fiction parce que c’est la première fois de ma vie qu’en dehors du contexte de l’entreprise je me suis trouvée confrontée à ce type de personne. En mixant tout ça …on tient un truc Coco.

Alors noircir me dit V.

(Elle cite Céline)

(Bien sûr)

Et acérer la plume

La faire tranchante

Préciser les characters, bien les définir

Le mari la femme l‘amant, la remplaçante, la femme encore

Tellement drôle au bout du bout

C’est dans la petite bourgeoisie névrosée que Chabrol a trouvé sa matière les trahisons orchestrées et les drames en conclusion

La contention a ses limites

Le drame n’est pas forcément spectaculaire

Il se traduit parfois par la mort mentale d’un des protagonistes

Des héritiers

Mais la mort psychique n’est pas facile à transcrire au cinéma

Alors on fait mourir physiquement les personnages

C’est disons plus…

Télégénique?

(?)

 

11/09/08

Non je n’ai pas oublié tu vois parce que ça c'est trop bien planqué derrière la macula à jamais

On sait tous à peu près ce qu’on faisait ce jour là

Et on voulait simplement très vite retrouver nos familles

Vérifier que nos potes allaient bien

Passer deux trois coups de fil

Et mater CNN

Elle était petite et c’est la chute des corps qui l’a marqué

Parce que ce jour là on ne leur a pas dit ne regardez pas

On n’y a même pas pensé

Et on a bien cru durant quelques heures assister à notre propre mort future très proche en live

12/09/08

Hier soir du côté de la Madeleine je lui ai dit en riant blanc cassé (pas vraiment jaune quoi) que je demanderai plus tard à un de ses associés de me servir de conseiller technique

Je crois qu’il est d’accord

Cet homme là est le seul finalement qui sait calmer ces douleurs et comprends qu’elles puissent en générer d’autres, il anticipe, il soutient, depuis près de treize ans il est là, et je prie pour qu’il prenne soin de lui, parce qu’il est si précieux.

Les autres

Nada

Et comme en lui je fais confiance, j’accepte ce nouveau protocole

Je vais devenir une enfant-bulle

Et personne ne viendra m’embêter

13 Septembre

J’attends des gens très doux

Il y aura du fromage et des makis et des gâteaux genre ramadan dégoulinants de miel.

14 Septembre

Sunday Morning, et j’ai dormi comme un loir défoncé.

L’oubli qui s’installe comme un pacha

Et s’il y a un truc contre lequel je n’ai pas envie de lutter c’est bien l’oubli

Mémoire très select

Selective

Je ne me souviens que de ce qui me fait du bien

Autrement dit.

 

 

 

Commentaires

J'aime te retrouver en diariste.
Je ne savais pas pour la petite bête. Elle qui grimpait encore après les murs effilochés de sa cage pour venir me demander frénétique : prend-moi délicatement dans ta paume.
Et je pense au matou qui n'a plus de spectacle.
Et à la môme qui a dû pleurer toutes les larmes de son corps.
Je me sens bête, effiloché, en lisant tout ça.
Je trouve rigolo tout de même de commencer avec le hamster sans vie et de finir avec le loir défoncé.

Ecrit par : anakin | 14.09.2008

On dirait qu'il s'est laissé mourir, histoire de pouvoir emporter loin très loin tous nos vilains chagrins
Il avait rempli sa mission.
Celle du temps de la rencontre avec lui.
Le chat est triste, il est au régime, on vit dans un monde ou tout le monde trouve tout le monde tros gros, même les chats on leur file des croquettes OBESITY, c'est te dire.Moi je le trouve mignon avec son petit ventre rond.Ben non, la véto dit: comptez lui ses croquettes...
Et puis le chien il joue sur le balcon il voit l'herbe les arbres mais il ne peut que voir sans toucher
Moralité
Ben y en pas...
On s'aime ici, c'est ça l'important.
Et on rigole
Et on se câline
Et je suis heureuse , c'est comme ça,et c'est bien.

Ecrit par : G. | 14.09.2008

Je te lis et je trouve toujours autant ça beau et profond et de vous lire là tous les deux les larmes me viennent, la fatigue et la lassitude sûrement...il a aussi été question de confiance dans ma vie cette semaine et cette phrase de Céline qui tournait en boucle dans ma tête "faire confiance aux hommes c'est déjà se faire tuer un peu" je vous embrasse

Ecrit par : K1 | 14.09.2008

Et un massacre c'est jamais une bagatelle.
(dit-elle après son long voyage au bout de l'ennui)
(je m'Anakinise je trouve)

Ecrit par : G. | 14.09.2008

YANNICK BOURG M'A TUER
(achevée disons)
http://strictement-confidentiel.com/content/view/707/45/

Ecrit par : G. | 14.09.2008

j'aime beaucoup "Ils regardent par la fenêtre, immobiles, sans voix, mais à l'intérieur, ils tremblent, ils hurlent, ils se mordent le cœur." merci pour le lien, même si ça m'achève un peu moi aussi

Ecrit par : K1 | 14.09.2008

Vous me donnez un peu envie de pleurer tous les trois... je vous embrasse bien tendrement.

Ecrit par : Trub | 15.09.2008

Oui ben peure pas ça fait des yeux de lapins russes.

Ecrit par : pbe | 16.09.2008

Pleure pas
J'ai oublié le L
Pleure pas parce que tu vois pas là au dessus le truc essentiel?
C'est juste de l'amour.

Ecrit par : G. | 16.09.2008

C'est exactement ça.
:-)

Ecrit par : Sophie K. | 16.09.2008

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