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31.08.2008
Fiction
Pourtant les chansons nous préviennent des dangers, mais on plonge quand même.Autour de moi ça se délite.Les amours se défont, petites marionnettes.L'espace du désir.
Celle là est très jolie, je la dédie à ceux,si rares, qui savent se dire adieu
Et souvent se retrouvent
Parce qu'ils s'aimaient plus que "bien"
07:45 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Sweet dreams are made of shit#2
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30.08.2008
Rage against... nothing
C'était là
Ici même
Près du lac
Je voulais faire du bien à ce chien
Je lu ai tendu la main
Il m'a mordu
Malgré les précautions d'usage
Les sérums
Les philtres
Les vaccins
Je constate
Il m'a inoculé la rage.
"Ô sinistres présages, gardez vous bien de vous imposer aux humains, ils vous méprisent car ils se croient divins"
09:21 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
28.08.2008
Qu'est ce que tu fais dans la vie...
26/O8/2008
...JE FAIS MON POSSIBLE (chanteuse canadienne je ne sais plus laquelle)
Bien sûr à l’infini décortiquer analyser, on n’en finira donc jamais, je ne veux pas comprendre je veux juste ne plus subir.
Subir quoi en l’occurrence
L’intrusion des réminiscences
Ces moments de dissolution absolue, fugaces et passagers, que rien ni personne ne peuvent contrer,quand je m’évade de moi là sur le fauteuil, je suis encore parfois ailleurs, j’effleure une épaule, je réponds à un coup de fil sans fil imaginé, j’attends la réponse à l’attente, je navique sans visibilité dans l’espace temps
Une part de moi résiste encore aux arguments sans appels,je veux savoir alors je relis
Je n’étais rien sans eux sans lui
J’écrivais ça avec une conviction d’une pureté enfantine
Me résoudre à être sans eux sans elles sans lui
Résignée, j’accepte ,non, consentante, c'est le mot juste
L’évitement suffira
Armement des toboggans
Destruction de la boite noire
On se fabrique son propre cinoche.
J’hallucine.
Un soir récent B. nous parlait d’Angot et Kalle, de la réponse d’Angot à Kalle, singulière et tranchante, je me suis demandée alors…
Ben voyons me dit la jolie petite voix de la raison raisonnable je vais t’en mettre une et au lit si tu continues
J’avoue
J’aime bien ça, c’est comme les vaches, je rumine
La complaisance ma douce amie me dit-il, c’est pas bon ça
T’as raison petit poison d’amour
Tu me connais comme si on ne s’était jamais perdus
De vue
Toujours connus
Parfois je tente tout de même de dater la fracture, une inscription sur un site de rencontres par affinités, déjà, nous étions donc déjà en juxtaposition de solitude, à ce point, sauf que pour moi personne n’est interchangeable, chacun est unique,la seule fois où j’ai quitté quelqu'un pour quelqu'un d’autre c’était terrible parce que je ne savais rien du quelqu'un d’autre sauf qu’il m’encombrait l’âme à un point que plus rien ni personne n’y avait la moindre place.Il a fallu un mois interminable d’attente, de vide, pour que ce quelqu'un d’autre se manifeste enfin, un mois de Septembre.Je me suis jetée à corps perdu dans la nouvelle histoire sans laisser la précédente sur le chemin.Juste une conversion immédiate.Amour, ami pour la vie.Je comprends mieux dès lors ce que peut donner l’encombrement l’embouteillage d’un esprit.Alors parfois je m’incline je révérence je fais des courbettes suis à la limite de trouver ça beau et respectable...
Mon cul
Ce que j’essaye de transformer /traveloter en histoire banale et secondaire, s’impose pourtant au fil des jours comme un truc bien vicelard
Un de ces passages étroits et sans lumière au bout qui constituent nos vies
Se souvenir qu’on a aimé au point de laisser derrière soi …non rien.
Je ne suis plus sûre de rien, tout est brouillé, griffonné, raturé...sale.
Je voudrais être seule parfois
Absolument seule sans aucune attache tailler la route partir si loin que j’en deviendrai ombre incertaine qu’on se demanderait si vraiment j’ai existé
Et oublier que tout cela a existé
L'existant pourtant...
Voilà
C’est typique
Ça va ça vient mais c’est froid, indolore
Comme un constat d’huissier
Quand j’avais 5 ans je m’ai pas tuée
Et j’ai bien fait
Franchement je ne regrette pas,chaque jour la vie m’apporte son lot de surprises ,de sagesse, chaque jour met sur ma route un sage patriarche new-age tout imbu de son savoir livresque genre viens là que je t’explique
C’est quand même un luxe cette vie là que j’ai
Eu
Aurai
Je me caresse le ventre en attendant qu’on veuille bien le faire pour moi .Mon corps répond aux stimulis. J’aime bien désirer comme ça personne ni rien. Juste éprouver cette sensation .Mon corps m’appartient, il vaut ce qu’il vaut, mais je ne le livre en aucun cas, à personne, à la vue d’une Gold, c’est ça, je ne suis pas une poule de luxe, une de ces vénales simulatrices, prêtes à se mettre à poil pour préserver leur pouvoir d’achat Gucciesque.
Faut que j’admire, que je vénère, que je sois aveuglée par ma propre lumière conjuguée à la sienne, que je me sente unique, et là je te jure je suis une vraie bonniche bonnasse.
Ou alors il faut un visage un sourire d’une beauté et d’une douceur sidérale, et ça, ça ne se trouve pas sous le sabot droit du diable.
27 Août
Des femmes, toutes belles et solaires, des femmes qui parlent
Une femme qui dit comment les hommes qui l’ont quittée lui ont tous gardé leur tendresse leur présence jamais ne l’ont dégradée insultée
A près de 60 ans elle en fait à peine quarante
Tu m’étonnes
La tendresse et le respect comme anti-rides je vous dis les filles
C’est sur quand on te balance histoire de …que tu es trop vieille pour ceci /cela, tes rides d’expression se creusent léger.
Et puis effet botox un matin le visage détendu décrispé tu regardes une photo et tu te dis mais comment ?
A la fin de notre petit conciliabule en point d’interrogation la conclusion…
Sommes nous parce qu’on nous dit « je t’aime » obligées d’aimer en retour
Ben non les filles, c’est là le piège
Bref
J’ai fait un rêve cette nuit,je devais déposer un pli mystérieux chez un homme, je sonne à la porte, il ne répond pas, il y a de la lumière et une ombre, je sais qu’il est là, je sonne encore, finalement j’entre, il est torse nu, un casque sur les oreilles, face à un écran, il tapote frénétiquement,je peux voir ce qu'il écrit, il n’entend pas, il y a un parfum de frustration dans la pièce, il m’entend , se rhabille, une femme s’évade de l’écran,plate et fantomatique, je dépose l’enveloppe, je me sauve, je suis dans la rue, la femme est au téléphone, elle dit qu’elle sait comment s’y prendre, une nuit d’amour avec lui, ça lui demandera quelque effort, il n’est pas compatible,mais que ne ferait-elle pour se débarrasser de son ennemie.(et elle rit,genre sardonique HAHAHAHAHAHAHAHA,avec une grosse voix de poissonnière qui me réveille)
On se demande où on va chercher tout ça
Les rêves je veux dire.
Je me sens légère comme une plume
07:12 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
25.08.2008
Le bonheur est dans l'apprêt
Je ne dois pas faire de bruit.Ils dorment encore.Je me suis couchée tôt, j'ai lu à peu près tout ce qui est paru au sujet de la rentrée littéraire.Je me suis demandée pourquoi tout ce foin sur certains.Pourquoi de tous petits paragraphes sur des livres qui ont l'air comme ça si beaux .Je ferai le tri, je demanderai leur avis à ceux qui...pour l'instant je termine la relecture jouissive de la Conjuration des Imbéciles.
24 Août
L’amertume s’évapore
Il reste un arrière goût de désarroi tout de même
Des bouffées de tristesse qui se mêlent la douceur d’une certitude étrange, l’amour ne meurt jamais, il se transforme en pensée vers l’autre, je pense à, je me souviens de, c’est doux et cotonneux, c’est tatoué gravé, c’est bon comme une part de cake avec un thé chinois.
Je n’étais qu’une passante
Ces femmes auxquelles on demande l’heure dans la rue
Histoire de remettre sa propre pendule à l’heure
Parce que la rue parfois fait peur tellement elle est déserte
Le vide
Alors on s’adresse à la première venue
Une passagère peut être
Qu’on prend sur un long trajet en auto stop, quand on file vers un rendez-vous attendu bien qu'incertain et inquiétant, et qu’il faut bien d’ici là faire passer le temps
Quoiqu’il en soit elles sont utiles
La passante et la passagère
Une de ces femmes au square alors...qu’on trouve un peu différente, celle qui rêve sur son banc, avec laquelle on devise banalement des hommes des femmes mais pas de l’humain en général il ne faut pas aller trop loin bien que les confidences à l’inconnue ne soient sans aucune incidence
[Supprimé]
Je suis toutes ces femmes
Je suis aussi celle qui restera,qui posera un jour sa valise pour ne plus jamais la descendre de l'armoire
Je ne pleure plus comme une enfant perdue. [Modifié]
25 Août
Un peu de violence dans un monde de douceurs, mais c’est la rançon des amours déçues. Les gens heureux ne font pas d’histoires. Surtout pas à ceux qui sont un peu moins heureux.
26 Août
Je dresse un barrage
Pacifique
Mais un barrage
22.08.2008
Brainstormyweather
En vrac mais maquillée et parfumée
C’est d’avoir laissé derrière moi cette violence, d’être sortie du marasme, de ne plus être l’erreur dans un regard qui me redonne vie. Redevenir attentive aux autres, tolérante et pacificatrice. Réunir après avoir été divisée. Une voix cassée, la mienne, les cours de chant à venir avec B. Lire pour pouvoir dormir, un vieux Winnicott, retrouvé dans les chiottes. Repeints en rouge du mur au plafond les chiottes. Ca choque. Ca sert à quoi les chiottes? C’est moche et triste et ça sent au mieux la javel .Je refuse. Je veux voir rouge quand je vais pisser.Tu n’as plus envie tu es morte, tu restes au fond du bassin.Non, je n’ai pas vocation à jouer les Ophélies ou les mannequins cireux qu’on réanime avec un respirateur artificiel, ces choses mortes vives auxquelles on déglace le cœur avec un défribillateur.
Que filles ou garçons jouent à la poupée, mais qu’ils y jouent,qu’on soit certains qu’ils aient appris ce qu’est d’être dans les bras, rassurés,bercés, que plus tard ils ne jouent pas avec les autres comme avec des peluches,des objets de transitions.Objets de projections de ses propres misères
J’aime plus que tout les gens qui reconnaissent et expriment leurs doutes, failles et douleurs.Une fois posé, on peut s’aimer, on peut prendre soin, on peut concevoir, on peut créer.Mais il y a ceux qui toute leur vie s’achèteront des déguisement, des secondes peaux, croiront que le bonheur se décide à coup de plans élaborés dans la solitude de leur absence totale d’introspection, qui feront des listes indéfiniment, douteront jusqu’à la mort de leurs propres choix, se satisferont des mensonges qui leur conviendront le mieux à l’instant T
(Dé) couplage lâche
Je me souviens des derniers baisers sur le front, il était dégoûté mais jouait son rôle, plan C, baisers froids, mécaniques. Je me souviens de la consigne de l’homme sage, taisez vos douleurs, les gens en général ne supportent pas ça.Autrement dit il fallait le silence et la résignation.Je n’ai pas respecté la consigne.J’avais en tête que le silence avait déjà tué une fois
Magnéto Serge…« Je crois que je me suis trompée d’histoire »
Je lui disais ça en Septembre
Un an après
« Non, on vous a trompé avec une belle histoire,tout était bien en place,regardez bien, votre âge le mettait à l’abri du risque d’une vraie recomposition, le chien,ce chien, quel rôle a-t-il joué, le lien,la laisse,un trait d’union… »
Should I stay or should I go
Je suis soulagée. C’est un étrange constat mais il s’impose. Faut être honnête non? De temps en temps.J’ai fait le tour du cirque, j’ai beaucoup parlé, j’ai souvent amorcé des phrases et on m’a coupé la parole, ne cherche pas, c’est trop caricatural à la limite, si tu en fais des personnages de romans ce sera à la limite du crédible, donc voir à arrondir les profils.
Ne pas trainer en salle de dissection,odeur de mort, c'est le cadavre en autopsie de cette histoire là, et ces vagues notions de vengeance par procuration, de reconquête d’une image de garçon formidable fatalement lié à des femmes formidables, aucun intérêt dès lors que ça ne me concerne plus. Jamais...il en ressort heureusement la certitude d’une intelligence et d’une intuition hors du commun, la mienne bien sûr,je dis ce que je veux c'est mon blog.
...alors au bal de la médiocrité je veux bien faire celle qui reste assise sur un banc et s’ennuie à mourir parce que franchement qu’est-ce qu’il m’a pris d’aller danser cette pauvre valse avec des boiteux qui ont passé la soirée à m’écraser les pieds histoire de me signifier que je n'appartenais pas à leur foutue confrérie,c’est simple docteur...
La boucle s’estompe
J’ai tourné en boucle
Ca me donnait le vertige
Je me mettais hors du champ des humains,j'étais absente pour ceux qui me voulait présente, stop, je redescends, je suis là.
Une chose est sûre, je ne me quitterai jamais.Je m’aime bien finalement, après tout ne suis-je pas ma plus fidèle compagne ,même s’il m’est arrivé souvent de me trahir, de me tromper, de m’oublier,me négliger, de faire preuve de la plus grande lâcheté justement…je me tolère parfois, je m’agace bien souvent, mais je me fais rire avec ma traîne de mariée larguée maintes fois au pied de l’autel, ma traîne serties de vielles casseroles…
Kling Klong théorie
Pourquoi je suis restée?
Le syndrome du légionnaire
Jusqu’au bout
Faire valoir
Jusqu’au bout se battre pour un idéal
Même au prix de sa vie?
Faut pas déconner non plus
Quelques vagues blessures superficielles
Histoire de frimer genre j’ai vécu aussi cette expérience
Bonne pour un témoignage chez Delarue, tout au plus
Chapitre suivant:
Le temps perdu , qui ,c’est bien connu ne se rattrape pas blablabla...
Mais si, je ferai des heures supplémentaires,c'est tout.
Je m’acquitterai de cette dette envers moi-même,je me dois des contingents d’heures, de ces moments précieux plus que l’or, les petits matins, les crépuscules
"Et puis les sentiments ça se fabrique, réfléchissez aux vôtres, pour la prochaine fois, ça fera 50 euros."
22 Août 8H45
Je me sens compacte enfin
Solide sur pieds malgré l’instabilité
Je me suis rassemblée
Pièce à pièce
Mon petit puzzle personnel
Un paysage une perspective qui se précise
Du coup ça me rend toute compréhensive
A la limite du pardon, le voisin fourbe de l’oubli
C’est la période sûrement
La vague mémoire des possibles du passé antérieur
La grammaire est étrange, vraiment
Le passé c’est simple,c’est pas compliqué ,c’est passé me disait mon pote JM
J’aime bien l’idée que le ciel peut t’aider si tu y mets du tien mais que rien ne se contrôle. Rien.
La part d’improvisation nécessaire, le hasard est nécessaire, seuls quelques fous s’imaginent tout-puissants au point de pouvoir régenter leur avenir. Décider du score par avance. Mais truquer le match ne fait pas de vrais vainqueurs.
Ce matin, en assemblée générale avec moi-même, je décide cependant qu’il est temps comme on dit de passer à autre chose. Aux jolies choses. J’ai joué dans un mauvais pilote, la série s’arrête là,je passe ambitieuse comme tout au long métrage direct, avec happy end et tout le toutim, parce que je le vaux bien .
(enfin, je dis ça, mais ça dépend du ciel, s’il veut bien me donner un coup de main)
[Texte auto-censuré]
20.08.2008
Espace démocratique du chien...(hahahaha)

L'ombre de ton ombre
L'ombre de ta main
L'ombre de ton chien
C'est assez con un chien... il se regarde dans un miroir, il croit y voir un autre, alors il s'excite tout seul, fait le beau, voit l"autre" en face faire de même,mais il ne se passe rien, alors il jappe, il devient limite fou...
Je suis de bonne humeur ce matin, je vais aller au concert de RATM sous la pluie compte-tenu de mon lumineux karma,mais ça lave la pluie, et au retour je sentirai le chien mouillé
J'en profite pour placer notre nouvelle devise, à BBDanger et moi, suite au concert de Fancy:
"Je suis venu j'ai vu j'ai mouillu"
17.08.2008
As tears go by...
Ce soir là, les guitares,B. nous a dit je viens d’apprendre à jouer cette chanson...
Ma voix doucement s’est mêlée à la sienne, elle m’a laissé le lead, m’a aidé dans le léger aigu,harmonie délicieuse,hier on chantait ça en bord de Seine, j’ai pu aller dans cet aigu fragile,réconciliée avec moi-même, souriante,clairement souriante, j’aime le visage de Marianne, ce léger sourire les yeux graves, as tears go by, nous sommes vraiment Dimanche, et demain sera un Lundi comme tant d’autres,comme des milliers d’autres, sans autre importance que celle qu’on voudra lui donner, en l’occurrence trouver un lit pour ma fille, ça c’est important,un bureau aussi, préparer sa rentrée, enjoliver sa tristesse à elle, cette étrange mélancolie, l’adolescence me dit-on, la fin de l’innocence surtout, mais la ferme volonté d’être heureuse avec ceux qu’elle aime et qui l’aiment, pour toujours, elle aime entendre dire encore et encore qu’il est des amours qui durent et perdurent au-delà de la médiocre volonté des vipères.
Alors libre, elle écrit. Une carte postale .Au contenu mystère. Et je lui donne un timbre.Et elle sourit.Comme Marianne.
15.08.2008
Overthebridge...
And me, I spend a lot of time pickin' flowers up on Choctaw Ridge
Un peu ça hier soir, B. et les guitares et mon fils et la Fender et C. et les chansons, et Bowie, REM,Prince et Dylan, Space Oddity et Radiohead, des relais des flambeaux pas de cheminée mais comme un feu tout de même quelque chose qui me sortait de l'ère glaciaire quoiqu'il en soit.
Certainement la pensée vers Bordeaux et la poésie qui s'ignore d'un mail reçu il y cinq minutes, dans lequel il est question d'un père et de blé qui germe,je pense à Billie Joe et à ceux et celles qui trainent un peu trop longtemps du côté des Tallahatchie Bridges d'ici et d'ailleurs.
Je passe ensuite à la version déglinguée de Sunday Morning,histoire de retourner sur la rive.Je compte sur la geekerie de certains pour me convertir ça en MP3, comme ça demain Lundi vous saurez ce que j'écoutais ce Dimanche,car si tout va bien demain viendra me rapeller qu'hier c'était hier .Tu me suis?
Ben moi j'ai un peu de mal....
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14.08.2008
HowHowHow
Au rayon vie pratique/psychologie de bazar de cette librairie grand public
Un nombre hallucinant d’ouvrages titrés « Comment »
Comment réussir sa vie
Comment dessiner un lion
Comment élever ses enfants
Comment réussir sa vie sexuelle (37 pages)
Comment gérer son stress
Comment faire revenir sa femme sans marabout
Comment trouver une bonniche en trois mois quand ta femme s’est barrée
Comment avoir le ventre de Dominici
Comment tuer les doryphores
Comment élever un terrier en HLM
Comment élever un chat dans le 6ème
Comment devenir ghostbuster
Comment fabriquer une bombe artisanale (épuisé)
Comment je peux savoir
Comment tu t’en sors
Comment ça va bien?
Comment ça tu préfères pas être sourde que d’avoir entendu ça?
Comment expliquer que c’est ça la vie aux enfants
Comment lutter contre la rumeur
Comment se débarrasser des sentiments encombrants
Comment fermer les sacs poubelles
Comment ne pas reprendre dix kilos en hiver
Comment perdre dix kilos en un mois chrono
Comment devenir révisionniste en trois leçons
Comment devenir un homme parfait (trois tomes)
Comment couper les branches pourries
Comment éviter les douleurs fantômes
Comment échapper au yoyo (voir comment perdre des kilos)
Comment ça marche
Comment ça casse
Comment ça stoppe
Comment ça meurt
Ad Lib
Tout ça en vrac développement personnel piège à cons piège pour ceux à qui la part si humblement humaine et composite en chacun d'entre nous fait peur.
J’ai donc acheté un John Fante à la place du livre "Comment redonner vie à une plante verte oubliée sur un balcon"
De toute manière elle était morte depuis longtemps et toute tentative de réanimation était d'ores et déjà inutile à mon arrivée ici
Présage
Comment devient-on ce que nous sommes
Comment éviter les écueils au prochain voyage en haute mer
Ne plus m’autoriser certains chemins
Me dire que chaque fois après la première fois m’a éloigné de moi, prendre une ultime résolution, abandonner à jamais l’idée de couple et de famille, et accepter que ce n’est pas pour moi, qu’il y a bien d’autres manières d’être heureuse, qu’il vaut mieux être simplement amoureux que d’aimer à s’en perdre, mener sa barque, choyer ses amis, ses enfants, de toute manière mon corps est mort un soir de Janvier, inexplicablement, me reste l’esprit, encore un peu.
Il faut que je me dise que ce jour là de Mai on m’a signifié balisé le fameux premier jour du reste de ma vie. Le décompte a réellement commencé au printemps donc. Alors savourer sinon jouir sans entraves chaque minute chaque jour chaque aube qui me sera offerte par le Grand Planificateur.
Enfin, le vrai. Celui qui décide quoiqu’on fasse.
C’est presque encore la nuit mais curieusement le jour en moi s’est levé
Sûrement aidé par la même baie vitrée, le même escalier vers la chambre, le souvenir des jours heureux domine, le souvenir de la puissance du don de soi, le souvenir de la confiance aveugle, en soi, en l’autre, de l’attente fébrile, des doutes balayés par une main sur un visage, ce souvenir me réconforte.
Il va falloir s’arrimer, s’accrocher au ponton, passer la vague, forcer le vent, il va falloir agir autant que subir, je me donne quelques semaines pour retrouver le sourire, la rééducation est douloureuse, mais à mon retour à terre je ne tanguerai pas. Pour l’instant j’ai le mal de mer,pas encore bien à l'aise, on ne s’improvise pas matelot quand si longtemps on fut soldat du génie, très occupé à repaver la route pour ceux et celles qui avaient perdu la boussole.
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