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31.07.2008

Etrange affaire...

21 Juillet

Trahie par un marchand de couleurs

Du gris dans un grand pot il me fallait du blanc

Je hais le regard graveleux de cet homme derrière son comptoir il est gerbant tronche de violeur en série et il pue. Je lui mettrais bien un coup de nibards en réponse à ses conneries matinales.

Combien de temps pour que la deuxième couche sèche

Toujours une deuxième couche

Pour bien tout planquer, la poussière incrustée, les salissures des murs, ripoliner, enduire, restaurer, poncer

Je fais un break, j’ai fini un texte et relu il est étrange ce texte je m’étonne m’en étonne… quelle musique ira avec ça?

La veille le soir sur la barge face à face un jeune homme triste et tendu comme un pylône nos fragiles et fugaces confidences rien de grave sauf la mort qui rôde qu’on tient à distance aucune volonté de nuisance juste rester droits exigeants trop parfois summum idéalisme nos immunités malmenées auto et dépressives sa force et son courage et tous ces bagages ça nous fabrique de belles valises sous les yeux

Nager m’enfuir et m’engloutir et ressurgir

Éclats de soleil poussières dans les rayons devenir sourde oui sourde bien heureux les sourds ils n’entendront pas les mensonges m’assourdir de ce silence des bulles et des voix lointaines atténuées dire oui oui dire non non dire des choses sans aucune portée du banal et du contrôlé policé polie avec la dame le monsieur me soumettre aux ordres de mon docteur tenter la biothérapie me mettre en immunodépression pourquoi pas si ça peut stopper ces douleurs cette entrave ce lest permanent que je ne tais plus que j’exprime jusqu’à ce ça gicle à la gueule des aveugles comme un sperme purulent oui j’ai mal ça fait mal et elle en a marre la douleur d’être sage elle hurle à ma place.

Tout ça pour dire

How many time avant que la blanche colombe normande ne me chie sur l’épaule?

Dans pas longtemps

                                                                                   
 22 Juillet

Réveil illumination brutale oui j’ai aussi lu les mails de… mais je les relis et je vois les dates j’avais dans la confusion …confondu les époques.

Leçon de gestion du stress No1: tu t’en tapes après tout

No2: prendre un bain chaud et passer le gant de crin

Voilà

Des visions projetées sur le carrelage, un cul sur mon visage, c’est grotesque.

Les peintures c’est une chose, mais le vide en est une autre .Dépose à Orly de l’amie de passage qui trimballe ses valises pleines de dossiers comme une petite fourmi.

Direction l’antre de ceux qui n’ont pas les moyens de faire de leur habitat un musée mais qui ont un tant soit peu le souci du confort

Un show-room scandinave sera ouvert sous peu ici, c’est désolant mais si pratique.

Je compte sur mes six jeunes mammifères pour y donner une âme, moi j’ai perdu mon âme alors ne pas compter sur moi.

Fou le nombre de pères qui oublient leur enfant dans leur voiture

23 Juillet

J’entends un rire d’enfant dans la rue, énorme, forcé, dis bonjour à la dame et souris,j’entends Lang dramacouiner à la radio,j’entends l’histoire du psy dictateur massacreur devenu coach en développement personnel ou genre, relooké gourou dit le journaliste,c’est tendance.Le relooking...

Il m’a laissée aussi oubliée j’avais cinq ans et je me suis déshydratée.

Il est bientôt fini ce putain de mois de Juillet 2008, ce mois qui devait être charnière et qui s’est surpassé dans l’intention de départ.

Je suis toute neuve bien que toute fripée, c’est ça la tendance déco, customiser, vintage,prendre un truc pourrave le patiner pour faire comme si ça venait de ta grand-mère, laquer,si j’achète des stickers décoratifs vous avez le droit de me faire enfermer. Il n’y a que les petites filles pour trouver ça trop beau. Les stickers.

24 Juillet

« Je t’avais parlé de GDM… »

C’est étrange l’ubiquité, le double discours, je vois double, un je t’aime, la veille, un erratum le lendemain,une page de salissures,pleine, justifier,se donner raison, s’appuyer sur la rambarde en face,s’accrocher à un écran qui va projeter une si belle image que…

Juillet devait être une pochette surprise.

J’avais payé des arrhes pour ça.

Renseignement pris je suis de la baise sauf à ce que j’honore le contrat

Tant qu’à faire .Alors tracer vers la destination prévue, se dire que c’est le meilleur moyen d’exorciser, être seule là où…

« On s’en remettra »

Depuis hier mon GSM affiche « pas de réseau ».Bien étrange affaire.

Acheter deux petites culottes, rayons entiers plein de cahiers trousses gommes et autres babioles. Celle que j’aime prendra le bus chaque matin, trajet repéré, partir à 7H25, changer à l’école vétérinaire, dépose à deux pas du collège.

Petit bouchon trimballé sur une eau à goût de caniveau .Petit bouchon packagé au même titre que moi, petit bouchon chéri expulsé par la même volonté, petit bouchon solidaire.

Cet homme n’avait plus de place libre à l’esprit, cet homme avait bien du donner des signes avant coureurs d’absence, de détresse morale, de fatigue.

Pas du tout dit son chef, aucune raison, ici tout va bien. Le déni, mal du siècle. L’oubli comme une défense. Qui saura ...qui veut savoir.

Je m’en vais tout à l’heure quelques jours quelques longues heures, je m’en vais faire crisser un sable froid sous mes pieds, je m’en vais regarder l’horizon me dire que l’Amérique c’est bien loin, je m’en vais, je sais que je reviendrai mais cette envie de départ absolu qui me bouffe la foi, la foi en moi, la foi en tout…

C. a trouvé le moyen de me faire rire hier. Une dame de première dans un magazine pour femme active femme parfaite et bien dans sa peau retendue, disait qu’avant elle rentrait dans un 36 maintenant faisait un bon 38 mais qu’elle assumait très bien d’avoir avancé dans l’âge avec tous les désagréments liés au temps qui passe enfin je brode mais c’était un peu ça…

Ou quelque chose comme ça…

Quatre semaines de congés payés, incident nucléaire de plus, pas grave, on nie la gravité des impacts c’est tendance, nucléaire, j’ai un petit noyau en moi, comme une cerise bien mûre, pas bien gros, discret, une jolie petite sphère, avec un trésor dedans, j’y pense et je souris, c’est bon de se savoir habitée par cette petite planète intérieure, minuscule, invisible de l’extérieur…

25 Juillet

Break spatio-temporel

Parfum d’orage, sueur au moindre effort

 

L’Inattendu…sur les traces de Thierry H., dans sa ville à colombages, un bar, terrasse peu encombrée, on se pose, il fait soif

« On se connaît, tu es… »

« On se connaît? »

« Oui je suis un ami de T.H »

Voilà où mène le souvenir, directement …on parle de lui, on viendra dîner demain, je sais qu’il est juste au dessus pas loin de la Normandie, tu me manques, tu serais là tu sifflerais trois bouteilles de vin blanc et pas de la piquette et tu me dirais ben alors qu’est-ce t’attends ma poule fonce…

29 Juillet

Le GSM bloque toujours entre mes murs, marche très bien ailleurs. Les experts sont supposés résoudre cet affreux problème. J’aime ces trucs bizarroïdes. Hier soir ma nièce a déboulé, semi fugue, cherche refuge, c’était drôle, gai, joyeux. La question d’hier portait sur la répétition.

Le débat a suivi sur les illusions. Et la conclusion un fou rire, en faveur des rêveurs, des idéalistes, des naïves et des amoureuses, de l’intuition et de la tolérance, du jusqu’auboutisme, de l’intangible et du profil de l’amoureux du futur: un mec qui sache aussi bien rouler que changer les joints…ça promet….

Reçu une lettre comme au bon vieux temps et une carte postale de Barcelone. La lettre vient du Jeune Homme de Berlin .Son père est mourant, mort peut-être. Il demande de mes nouvelles et me parait toujours aussi fragile. On le serait à moins. Pourquoi ne m’a-t-il pas oubliée. Heureusement la distance…Pas la force de répondre, pas encore, et saurai-je encore écrire une lettre avec un crayon du papier…

Un pique-nique en perspective chez l’amie de ma fille, je suis invitée, je suis contente.

30 Juillet

Dans l’après-midi étouffante contre un mur sur un transat on me dit ce que je savais, je me demande comment on construit par défaut, ce qui anime les gens, quelle intention dans le mot aimer,et je commence à m’en vouloir d’avoir à ce point manqué de courage et si peu fait attention à ma si parfaite intuition,peu importe,je ne dis rien, si peu, je garde pour moi ce qui m’appartient,j’achète un découvit vous connaissez le découvit ça coupe les petits fils qui relient les lambeaux de tissus entre eux, les étiquettes moches,les boutons,je rentre seule ma fille dort chez son amie, je retrouve ma nièce pendue au téléphone, je lui parle de films sur l’Algérie, je vais les lui offrir pour ses dix-huit ans,je parle des femmes dans ce film précis, je pense à toi Paloma,elle me dit qu’elle ira avec lui l’an prochain à Alger pour les vacances, elle l’aime, n’a peur de rien, on est comme ça à dix-sept ans et demi.

Au dernier jour de Juillet, la malédiction est levée normalement, il fait lourd, j’attends l’orage, la venue des hommes et des femmes que j’aime, les amis, je les aime, un demain, un autre espéré la semaine prochaine, ceux d'ici et quelques rendez-vous manqués reportés, on a trouvé un traitement révolutionnaire contre l’évolution de l’Alzheimer, est-ce une bonne chose, la mémoire effacée parfois me parait salutaire.

Demain elle part pour l’Irlande,B. a composé pour moi quelques mesures au piano,il faudra trouver les mots,il m’arrive de pleurer parfois,comme des pluies d’été, larmes lourdes et grasses, je me suis faite arnaquée mon mascara n’est pas vraiment waterproof,la cosmétologie mon amie, quelle fumisterie….

Au grand tetris de la vie, chaque petite brique a sa place, il faut beaucoup manipuler soulever reposer déposer avant que tout ne soit en ordre mais pour faire sage je balance ma citation préférée: qui construit sa maison sur des ruines ne devra pas s’étonner de la voir s’écrouler à la première secousse.

Et j’en rigole doucement.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

21.07.2008

Stade terminal

Fin des soins palliatifs

 

Là où elles en étaient restées

Les choses

Leur cours

Fermer la parenthèse désenchantée

Saturer le local poubelles et remplir à ras bord la corbeille

Intense fatigue physique résultant de ce travail de force

Au jour le jour et pas à pas mais en viseur l’avenir immédiat

Lucide et réaliste

Les priorités

Le contenant avant déballage du contenu

Une envie folle de marcher dans l’océan

Garder les envies pour plus tard

Le devoir avant tout

Je me dois je leur dois

Réparation peut-être

Rénovation sûrement

La lumière du salon, ce salon agrandi par le vide actuel et les murs clairs

Il y aura des rideaux très clairs aussi

Pas de ces stores qui emprisonnent

Mon chien me manque son regard triste sa petite truffe mon terrier d’appartement qui grattera les plantes vertes du balcon et je ne trouverai rien à redire je ferai comme si de rien n’était

Ma cuisine minuscule en gris clair

Ma chambre reste comme elle est, murs un peu salis mais seront recouverts de photos images tableaux les murs se feront protecteurs retro-projecteurs

La forme et le fond le chat reprend ses habitudes il semble heureux qu’enfin quelqu' un soit matinal ici

J’ai rêvé enfin, il y avait longtemps que je ne m’étais levée sans me dire j’ai rêvé

Mon corps et mon esprit en sommeil

Le corps envoie des signaux douloureux

L’esprit non

Un joli rêve

Où la foule présente marchait en accéléré et moi au ralenti

Il y avait un escalator

La foule tombait

Je restais debout

J’aidais les passants un à un à se relever

Et nous sommes repartis au même rythme posé et prudent

salomo.jpg
Yvan Salomone
"aquarelles d'un monde lessivé"

 

 

 

 

 

 

19.07.2008

This song of freedom

La liberté au prix d'une érosion de la couche cornée, napalmée,la statique est parfaite étonnament,d'ici de là il y aurait de quoi exiger l'ouverture d'un service grands brûlés mais je ne sais si c'est l'usage répété de la biafine, les amis aussi tiennent debout,malgré les cellules les globules les coups du sort les accidents de BBQ , nous nous en étonnions béatement E. et moi hier encore, de quoi sommes nous faits,bioniques va savoir,prêts à affronter les rejets toxiques, uranium et consorts,nous avançons pourtant sans masques ni combinaisons de prévention,vas y fonce, vas y Joe....

 

18.07.2008

En vérité...tu as raison angelita...

ALLELUJAH!!!!!

17.07.2008

Le temps et rien d'autre

Le temps n’a plus soudain la même valeur ni la même matière le temps est élastique il se plie aux exigences du jour j’ai de grandes plages libres le piano est à sa place il va falloir acheter des meubles

Le temps est armé de drôles de griffes qui vous labourent la peau à petits coups, le temps laisse le passer fais l’indifférente ne tente pas de l’apprivoiser c’est un sournois une teigne mais sans lui pas d’oubli alors fais en un allié partenaire mets le de ton côté pas un ami jamais

Time is on my side


14.07.2008

As i went out one morning...

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I'm not there

Enfin presque, retour à l'envoyeur, demain, cette histoire d'aube, nous sommes enfants de l'aube,l'empreinte sereine,une forme de perfection,lente désincarcération, au forceps,exit le masque grimaçant,l'odeur aigre de la folie bourgeoise, j'en sors encore gluante comme un nouveau-né arraché à la mort en urgence,le lierre et la glycine masqueront les traces de mes ongles sur les murs,de la musique avant toute chose,les révélations des amis,une couche de peinture acrylique, effacées, tu te souviendras ma belle qu'un beau soir fatiguée tu as failli te planter contre un gros chataigner n'est-ce pas, mais pas d'amour, juste manque de sommeil, alors prendre soin de soi,gommage, gommer tout ça, laisser le temps autant que faire se peut patiner cette sale affaire, sourire aux anges, angelita, celle qui t'envoie des chansons douces, bye bye Machin, hello happyness ...

Et quelque part un rêve de paix, universel...

13.07.2008

The Biggest Lie

10.07.2008

Just like a woman, épicétou....#3

Buffaloes used to say be proud of your name
Buffaloes used to say be what you are
Buffaloes used to say roam where you roam
Buffaloes used to say do what you do
If you remember you’re (unkown / a gnome / a Noam)
Buffaloland will be your home

Quand ça frôle le grotesque, la mise en scène burlesque, la mid-life crisis attitude,on se dit si c'est ça, si c'est seulement s'attarder à la surface des choses, l'apparence, le factice, l'artificiel et le symptomatique, bien évidemment je n'avais rien à faire dans cette histoire.

Prétendre l'inverse a du lui demander bien des efforts, de faux-semblants,c'est admirable. Vraiment .And the winner is...

Et bien surprise,c'est moi.

OK je concède une forme d'aex-aequo (ne pas confondre avec ex-ego)

(rien à voir)

Une chanson me vrille la tête, ça m'enrobe de tendresse et de douceur, je l'ai chantonnée hier à la guitare, j'ai appelé après le studio annulé, on s'est arrangé comme des grands, H. sera de la partie,on transforme une des chambres ici en home-studio,et  aussi on continue le lavage,le nettoyage,la petite est anxieuse, sa chambre reste aux couleurs du Tibet finalement, elle fut maraboutée par une amie il y a deux ans, elle tient à son antre ,couleur citrouille je dis, pour accueillir un jour son prince finalement ça va le faire...elle me dit plus simplement que c'est chaud cette couleur et rassurant...

Donc pas de blanc.

Elle me manque ma lutine comme chaque été, je suis un peu vide quand elle s'absente,je pensais ce matin à elle et à d'autres fillettes,j'ai de la place libre dans le coeur comme dans mon appartement, ça se comble le vide, mais il faut d'abord jeter tous ceux qui encombrent.

Je dépasse un peu les limites (hahahaha) côté physique, alors aujourdhui je me calme, j'y vais doucement, et j'écoute encore et encore cette ballade qui décidemment ne me donne rien d'autre que l'envie de...l'envie quoi.

 

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