« 2008-05 | Page d'accueil
| 2008-07 »
27.06.2008
Just like a woman, épicétou....#2

Je te suis à fond si tu refais de la musique Maman
C’est déjà ça
Il me suit moins quand j’évoque la cohabitation probable avec moi dans quinze jours
Du coup je découvre les joies de l’immobilier
Le prix de la studette en lisière de bois de Vincennes égal au PIB du Burkina machin
Mon grand chaton guitariste et parait-il étudiant
Mon ex petit cosmonaute qui gambadait dans sa combinaison d’hiver triple couche de molleton que ça lui faisait un cul d’hippopotame
Mon chasseur de diplodocus
Sa terreur des fourmis
Son appétit de mésange
Ses warhammers
Sa première guitare
Et maintenant sa sublime fiancée
Son permis de conduire
…sa vie
Je frime et fanfaronne comme ce n’est pas permis, mais les fissures du nez rouge se décalquent en autant de ridules au coin de mes lourdes paupières
Tout a changé alors que je pensais revenir en terrain connu
Les mésanges ont pris leur envol
Reste le moineau, la petite, encore fidèle au nid, qu’on réconforte comme on peut, qui me pousse à enluminer toutes zones d’ombres, la sérieuse, la très impliquée, la toujours solidaire, la loyale enfant musicienne, son piano, ses chansons, son projet d’être médecin plus tard mais à l’hôpital pas enfermée dans un bureau, son âme voyageuse …
Et puis il y a le soleil, fidèle supporter des tragédies intimes,celui qui te caresse après les écorchures, qui te permet d’ouvrir grand les fenêtres, d’aspirer les promesses d’un futur immédiat qui sera de fait chaotique mais qu’on va dresser comme un chien.
Le chien tiens
Lui aussi sera du voyage de retour
Un vrai chien avec des poils de chien
Mais avec une âme de chat, indépendant et tout rebelle
Est-ce utile de noter qu’il y a aussi le hamster
Je me suis faite enfler velu je réalise
Car chacune de ses bestioles fut acquise suite à quelque chagrin d’enfant
Une fois le chagrin colmaté, reste la ménagerie
Du coup cette fois, pour m’éviter la fouine ou le rat, la petite s’est vue gratifiée suite à un récent maousse burn-out d’un Ipod.
Au prochain chagrin j’achète un sèche-linge.
17.06.2008
Just like a woman, épicétou....
On fait ce qu’on peut disait cet homme empreint de la sérénité affiché de ceux qui savent tout de la vie
Il faut avancer loin parfois dans l’âge adulte pour réaliser qu’avant nous ils ont aussi fait comme ils pouvaient
Avec les moyens dont-ils disposaient
Ca rend tout doux et indulgent
Alors déjà, je lève un premier bol de café à nos parents, autant le dire puisqu’on se le disait si bien hier,non avant-hier, peu importe, ils restent à jamais nos pères, nos mères, notre engeance et notre recours ultime.
Ensuite, aux enfants de la résilience, qui en aucun cas ne signifie merveilleux équilibre, mais fait d’eux, de toi C. , de moi , au hasard, de joyeux kangourous toujours prêts à rebondir, bim bam boum….je lève aussi mon bol de café, le deuxième donc…
J’ai refait le film d’une bien étrange soirée: ça commençait gentiment bien que très tristement, on évoquait un film justement, je notais au passage que dans ce film quelque chose m’avait heurtée, une chose qui supposait que ceux qui furent autrefois les victimes ultimes avaient la capacité à leur tour de rejeter, humilier….et ce fut la guerre, alors qu’aucun de nous ne voulait cette guerre, aucun de nous n’en avait la capacité,l’inintelligible avait pris le pouvoir, l’indicible se substituait à l’inaudible… il y avait trop de peine ce soir là, avant même qu’on n’évoque ce film, trop de chagrin, trop de trop… ce dîner lui-même était de trop…j’en suis encore triste, parce qu’au terme de ce dîner il y a eu perte, inestimable… de vieux amis, dont j’étais depuis si longtemps sans nouvelles…
Ce matin je me dis simplement que l’initiatique ce n’est plus pour moi, je fus initiée jeune, encore enfant,ça va bien maintenant, on me lâche, que je réfute toutes allégations mensongères, tordues et distordues, comme ça, d’une pitchenette, que je suis fière d’une chose et toi C. tu portes cette fierté là en bandoulière aussi: nous avons un autre matin décidé que rien ne ferait mourir plus jamais sauf la mort bien entendu.
Du coup on est super chiantes, mais tellement vivantes...*
(*...que c'en est indécent...)
(...je sais...)
10:52 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note


