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27.06.2008

Just like a woman, épicétou....#2


podcast
Je te suis à fond si tu refais de la musique Maman

C’est déjà ça

Il me suit moins quand j’évoque la cohabitation probable avec moi dans quinze jours

Du coup je découvre les joies de l’immobilier

Le prix de la studette en lisière de bois de Vincennes égal au PIB du Burkina machin

Mon grand chaton guitariste et parait-il étudiant

Mon ex petit cosmonaute qui gambadait dans sa combinaison d’hiver triple couche de molleton que ça lui faisait un cul d’hippopotame

Mon chasseur de diplodocus

Sa terreur des fourmis

Son appétit de mésange

Ses warhammers

Sa première guitare

Et maintenant sa sublime fiancée

Son permis de conduire

…sa vie

Je frime et fanfaronne comme ce n’est pas permis, mais les fissures du nez rouge se décalquent en autant de ridules au coin de mes lourdes paupières

Tout a changé alors que je pensais revenir en terrain connu

Les mésanges ont pris leur envol

Reste le moineau, la petite, encore fidèle au nid, qu’on réconforte comme on peut, qui me pousse à enluminer toutes zones d’ombres, la sérieuse, la très impliquée, la toujours solidaire, la loyale enfant musicienne, son piano, ses chansons, son projet d’être médecin plus tard mais à l’hôpital pas enfermée dans un bureau, son âme voyageuse …

Et puis il y a le soleil, fidèle supporter des tragédies intimes,celui qui te caresse après les écorchures, qui te permet d’ouvrir grand les fenêtres, d’aspirer les promesses d’un futur immédiat qui sera de fait chaotique mais qu’on va dresser comme un chien.

Le chien tiens

Lui aussi sera du voyage de retour

Un vrai chien avec des poils de chien

Mais avec une âme de chat, indépendant et tout rebelle

Est-ce utile de noter qu’il y a aussi le hamster

Je me suis faite enfler velu je réalise

Car chacune de ses bestioles fut acquise suite à quelque chagrin d’enfant

Une fois le chagrin colmaté, reste la ménagerie

Du coup cette fois, pour m’éviter la fouine ou le rat, la petite s’est vue gratifiée suite à un récent maousse burn-out d’un Ipod.

Au prochain chagrin j’achète un sèche-linge.

 

 

17.06.2008

Just like a woman, épicétou....

On fait ce qu’on peut disait cet homme empreint de la sérénité affiché de ceux qui savent tout de la vie

Il faut avancer loin parfois dans l’âge adulte pour réaliser qu’avant nous ils ont aussi fait comme ils pouvaient

Avec les moyens dont-ils disposaient

Ca rend tout doux et indulgent

Alors déjà, je lève un premier bol de café à nos parents, autant le dire puisqu’on se le disait si bien hier,non avant-hier, peu importe, ils restent à jamais nos pères, nos mères, notre engeance et notre recours ultime.

Ensuite, aux enfants de la résilience, qui en aucun cas ne signifie merveilleux équilibre, mais fait d’eux, de toi C. , de moi , au hasard, de joyeux kangourous toujours prêts à rebondir, bim bam boum….je lève aussi mon bol de café, le deuxième donc…

J’ai refait le film d’une bien étrange soirée: ça commençait gentiment bien que très tristement, on évoquait un film justement, je notais au passage que dans ce film quelque chose m’avait heurtée, une chose qui supposait que ceux qui furent autrefois les victimes ultimes avaient la capacité à leur tour de rejeter, humilier….et ce fut la guerre, alors qu’aucun de nous ne voulait cette guerre, aucun de nous n’en avait la capacité,l’inintelligible avait pris le pouvoir, l’indicible se substituait à l’inaudible… il y avait trop de peine ce soir là, avant même qu’on n’évoque ce film, trop de chagrin, trop de trop… ce dîner lui-même était de trop…j’en suis encore triste, parce qu’au terme de ce dîner il y a eu perte, inestimable… de vieux amis, dont j’étais depuis si longtemps sans nouvelles…

Ce matin je me dis simplement que l’initiatique ce n’est plus pour moi, je fus initiée jeune, encore enfant,ça va bien maintenant, on me lâche, que je réfute toutes allégations mensongères, tordues et distordues, comme ça, d’une pitchenette, que je suis fière d’une chose et toi C. tu portes cette fierté là en bandoulière aussi: nous avons un autre matin décidé que rien ne ferait mourir plus jamais sauf la mort bien entendu.

Du coup on est super chiantes, mais tellement vivantes...*

(*...que c'en est indécent...)

(...je sais...)