31.05.2008
Le festin de O'Neill
Il y aura un matin où des hommes en sueurs pressés et énergiques plieront l’affaire en quelques heures
Ce sera un matin étrange, j’essayerai d’être dans la distance et l’opérationnel
Pour voir
Il faut d’abord préparer l’ailleurs, dire à des enfants de partir, vite, pour laisser place aux autres
Il faut aussi faire des listes, avec des post-it urgent prioritaire à faire
Me voilà expulsée mon éternel exil moi l’enfant sans patrie vraiment sans maison sans nul autre repère que le nord, ne jamais perdre le nord, ne pas se laisser déboussoler
J’ai une fissure au tendon d’Achille
Trop d’efforts fournis pour maintenir l’axe du genou
Je suis triste et pleine de promesses faites à moi-même dans le même temps
Ce soir s’ouvre le premier chapitre du Festin de O’Neill.
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30.05.2008
Graz Anatomy#1
Trop tout vite
La perspective de mon nouveau déménagement
Des violences et des douceurs
Il y eu Bruxelles, il y eu Londres, il y avait un brouillard persistant, et puis l’orage, et puis l’éclaircie, white light.
Il y a eu il y aura
Il y a eu ce vernissage, cette cohue l’évidence au centre de la foule, les retrouvailles, les amis d’antan, ceux perdus en route et croisés parce que le hasard est mon allié de toujours.
Il y des inquiétudes, des tourmentes, mais je tiens cela de mon père, unique héritage, d’être apte au combat de rue s’il fut en passer par là.
Il y a ce bien précieux fort, résistant à tous les alliages destructeurs du monde, plus costaud que le diamant, les amis, pas ceux qui te cliquent leur amitié sur les nouveaux réseaux, non, les autres, ceux qui ne disent rien d’autre que : je suis là, je sens que t’as pas fini de nous casser les couilles, on était peinards sans tes dramacouinages depuis Septembre, mais allez, viens.
Il y avait, il était, il sera, nous fûmes, rosarum rosis machin.
De nouveau l’aube m’appartient.
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