05.11.2008

Moi non plus je n'ai plus peur (du noir...)

Tu me dis je n’ai pas vraiment compris, quand j’ai lu

Tu me dis comment te sens tu?

Tu me dis ça va aller ne glisse pas cette fois accroche toi

Tu me dis que tu étais là dans l’ombre de nos vies tu me dis qu’il faut prendre ce que tu me dis à la légère avec légèreté quoi tu me dis « tu me connais un peu tu sais comment je fonctionne »

Mécanique.

Et moi je suis lasse d’expliquer

Lasse de la relecture d’un magazine qui n’est plus d’actualité

Comme cette presse tu sais, si tu la lis deux mois après parution plus rien n’a à voir avec rien

Lasse de raconter ce conte de fées qui vira au cauchemar tu sais mais si j’ai déjà dit ça les sorcières les venins les poisons l’égoïsme les miroirs déformants le labyrinthe inextricable la peur du loup la nuit dans Brocéliande les vilains moches mots que tellement ils sont moches qu’on voudrait en inventer d’autres mais qu’on n’a pas d’idée et que surtout tant qu’à perdre son temps on a envie de d’inventer de jolies choses plutôt que de vilaines choses.

Alors on va jouer à faire comme si on venait tout juste de se rencontrer,tranquillement.

On se connaît depuis quand en fait?

Et cette fois tu restes à Paris?

On me dit, « il faut un an...

...il  faut bien deux ans

...moi ça m’a pris trois ans »

Il faut circonscrire, se donner des limites.

L’apaisement venu, je dois admettre qu’il m’a fallu dix jours

Dix jours pour enfin valider un diagnostic, jusque là condamné à l’errance, à l’incertitude

La suite, les mois de déchoquage après « électrochoc » c’est juste du résiduel

C’est retrouver l’équilibre

C’est retrouver la trace du désir

C’est rassembler ses esprits comme on dit

Ce qui suppose qu’il y en plusieurs

Admettons

C’est une bien étrange expression

Retrouver ses esprits

Ceux qui t’animent

Je suis pleine d'esprits

Dix jours durant lesquels mon optimisme ignorant ce qui se tramait s’autorisait quelques raisonnements optimistes

Oui se séparer un peu des enfants

Pour apprendre à se retrouver

Oui la perspective de Juillet

Bal tragique au 14

Tueurs de Lune de Miel

Nier un peu encore l’évidence

Réserver ces deux semaines de studio

S’il le fallait pour s’épargner ces allusions perfides trouver un travail

Pour entendre dire « elle travaille »

Dix jours et vraiment par hasard provoqué sûrement mais sans arrière pensée, lire tous ces mails, méthodiquement me les renvoyer un à un , ceux de C, ceux de A, ceux de S, ceux de M, ceux de R., tous, clic, send, delete, clic ,send, delete....

Et laisser ma matière grise délavée par cette longue séquence de près de dix huit mois de lavage de cerveau faire le boulot, comme toujours, parce que jamais je ne prétends au grand jamais avoir le contrôle vois tu.

Une fois de plus jouer ma vie en transparence

Refuser le silence

Dire oui je sais

Attendre de voir à quel point le mensonge

Le voir lâcher enfin un morceau putréfié

Lui signifier par trois fois son abjection

Pimpampoum

Et puis apprendre par ailleurs une autre vérité

Moche et désolante encore

Et se dire ils vont vraiment bien ensemble

Y a pas à chipoter.

Sur quoi je pleure encore alors?

Puisque tout le monde est heureux du dénouement isn't it my dear

Sur les années perdues?

Faut pas gâcher

Sur les enfants perdues?

Sur la mort du prince de l’ange sous les lampions d’un restaurant de Montreuil?

Je ne crois pas

Je pleure parce que trop d’émotions trop de liberté trop de peaux trop de sourires trop de rencontres j’avais perdu l’habitude j’avais tellement souffert de la solitude cette foule ces projets ce jeu de piste cette paroi sur laquelle je ne trouve pas encore la bonne prise c’est trop parfois

C’est ingérable souvent

Je ne rêve plus

Je marche

Et je vois à 5HOO pile du matin ce visage

Un peuple un monde qui vont reporter leurs espoirs sur un homme

Qui veulent encore et toujours plus de miracles

L’individu perdu dans la foule immense qui pleure de joie qui retrouve confiance

Un pays qui veut retrouver l’estime de soi

Tout entier

Se réconcilier avec lui-même

Un monde qui attend l’effet papillon

Parfois les élus trahissent, l’espérance, parfois on les y aide, parfois ils n’ont pas le choix, Monsieur Obama je vous trouve serein et plutôt joli garçon, souriant et sûr de vous, rassurant, sécurisant, qu’est-ce que ça cache comme désillusion dites moi, qu’on s’y prépare.

 

Ne jamais se dire qu’un homme un seul va changer le cours de nos vies.

5H04 du matin en France une femme regarde un homme en chien de faïence.

C’est peut être ça le vrai cynisme.

La différence entre un sourire et un rictus

La nuit nous appartient

Les ténèbres aussi

"Non, ce puits est un puits de lumière, il suffira d’ouvrir les yeux, de poser un regard appuyé sur une épaule, ça recommencera, on écrira la nuit au titulaire de la courbe de l’articulation en question je crois que j’ai eu envie d’embrasser ton épaule, et ça recommencera et l’éclaircie durera le temps qui lui sera imparti et on s’offrira nos ventres et nos commissures et cette fois on s’imposera le silence, juste nos murmures du plaisir étouffé on sera sages on taira nos douleurs on ne fera surgir que le bonheur d’être ensemble deux trois fois par mois quand on pourra quand on voudra vraiment et on se protègera de nos passé fumeux de nos massacres de nos carnages on sera juste un peu amoureux comme on se l’est promis, juste assez pour se croire encore en vie, par la grâce de nos fluides échangés, dont on pourra vérifier la réalité au matin, ces petites tâches claires sur tes draps, les tiens, puisqu’il est écrit que tu ne viendras jamais chez moi, et que chez toi c’est bien."

C’est bien parce qu’il y a un écran géant sur lequel on peut projeter nos visages abîmés et qui les fait si beaux que ça tient du miracle.

Et c’est reparti …

Fatiguée.jpg
(c'est vrai ça va pas mieux un petit peu quand même)

27.09.2008

I could sleep ten thousands years

 

The door it opened slowly,
My father he came in,was nine years old.
And he stood so tall above me,
His blue eyes they were shining
And his voice was very cold.

« Fixer des visages détendus, un regard dans le vide, fixant un point, un moment d’inattention pris au vol ; dévoiler la présence de l’homme au moment où il devient absent. Il est là et ailleurs en même temps »

 En ce temps là je voyais l’absence déjà dans son regard. En ce temps là je me disais que l’absence ne signifiait pas la disparition .On pouvait être absent et être là juste à côté. On pouvait être ailleurs et te dire « passe moi le sel »

Le grand absent je le voyais depuis longtemps dans le regard de ma mère.J’avais passé des heures devant les photos de Chabanis à scruter les regards.

 
chabanis285.jpg

«… L’homme n’est-il pas plus présent et plus sincère dans l‘absence, lorsque son corps s’abandonne et laisse son esprit partir pour se défaire de cette enveloppe parfois si superflue pour décliner sa propre identité…»

Je ne savais pas encore que parfois on s’absente de soi-même, on se devient infréquentable, tellement on se sent vide de l’absent. Quand on revient à soi il est encore plus insupportable que l’absent se manifeste. Intolérable. Sauf à substituer aux absents le présent. Sauf à construire sa vie sans cesse sur l’absence. Autrement dit se nourrir du vide et du vertige et du manque

 A. longuement au téléphone, me parle encore des femmes sous influence. Femmes sans substance. Femmes effrayées, apeurées, dépendantes. Elles ont perdu toute dignité, toute trace d’amour-propre. Elles se font piétiner, humilier, mais elles s’accrochent, elles harcèlent, elles supplient, elles se soumettent à tout, elles sacrifient leurs propres désirs, elles trahissent les femmes libres, elles ont honte de leur avoir fait des confidences, alors elles exhibent celles qu’elles ont reçues, celles des femmes libres .Tellement elles ont peur de « l’absent ».Elle me raconte ces femmes, qu’elle reçoit, qu’elle tente de tirer hors d’elles mêmes, sans succès bien souvent.On reparle du corset invisible.

Et ce soir là pendant cette répétition, assise très sage sur un banc entre mon fils et C., j’entendais cette phrase, « m’immoler par le feu », pas mon genre, je riais intérieurement en associant ça à « restons bonzes amis », je suis naze.

MSN 23H57

Tu vois où ça mène de déroger à ses principes?

Lesquels?

Ben no zob @job, pas d’hommes mariés…lol

J’ai changé hein

Moi aussi je te rassure.Tu as les cheveux super courts!

Je les perds, mon fils aussi les a perdu beaucoup, ça en passe par là dans la famille, alors on « coupe court » mouhahahahaha…je vais m’acheter une perruque blonde. Et ta fille?

Elle est à Londres

Et sa mère?

Elle vit à Montpellier

Et toi?

J’ai quitté L.

Quand ça?

Il y a deux ans

Et depuis?

Je bosse, toujours très « service public », tu me connais. Tu veux qu’on se voit?

Je ne sais pas

Tu choisis

Je n’ai pas d’idée

plus d’idée, si t’as envie on se voit

Ca promet…cache ta joie!!!!

SMS

« fin de mission pour Louella, appelle moi je suis triste »

Destinataire inconnu, mon Gsm a perdu tous les contacts

J’appelle

C’est qui?

Tu te fous de ma gueule, à ton avis?

Ah putain merde

RIP Marc

GSM

Un appel pour prévenir C. que je confirme pour le soir

Toujours cette histoire de contacts perdus

Ce n’est pas C.

C’est « C »

Merci le hasard

On va se revoir

Elle m’a semblée si fragile

Mettre à jour mon répertoire

 

La crise est derrière nous

Partir vivre à Lyon?

Beaucoup de téléphone en ce moment,ma sœur une heure au moins jusqu’à ce que mon oreille gauche se consume.Son enfance à l’absent, sa jeunesse mussolinienne, son engagement dans l’armée allemande, putain pourvu qu’il n’ait pas fait parti [ndlc/ PARTIE] des assassins de la Clusaz me dit-elle. Va savoir…Elle me dit quand je l’ai vu la dernière fois, il me racontait ça, le fascisme, Hitler, mais tu sais bien, il mentait tout le temps disait Maman.Les pistes seront italiennes donc, quid de 45/48 hein? On y va.Tout se mélange, le mensonge est-il donc une malédiction pour les filles de ma famille?Il faut que nos fils sachent qui était leur grand-père dit-elle.Et puis ce grand-oncle, 15 ans de bagne.C’est assez amusant de jouer les détectives en fait.Chacune son rôle.L’émotion à réception des lettres, des dérogations,la tremblote.Nous vous autorisons à consulter les archives de la Marine à Aix en Provence.C’est un début.TL m’a filé la K7 sur Bob Denard,problème, le lecteur de K7,j'en ai pas.

 

Ce matin, je me souviens avoir refusé de le voir, à jamais, pour toujours, pas facile mais jouable et je crois que je lui aurai explosé la gueule à ce salaud. Je me demande comment les filles abîmées par leur père font pour continuer à lui dire « passe moi le sel ».Mystère.

« Quand les hommes s’en vont, ce ne sont pas eux qui manquent, mais le rôle qu’on leur conférait. » Finalement. Tiens donc. Vraiment.

 

Ma BAL/effraction sournoise.A chaque incursion on fait un pari .Cette fois je suis bonne pour un jéroboam j’ai tout à la virgule près prévu, elle a fait le jeu de piste, et bingo, ça devient comique.Ludique.Je viens de voir un film, avec Dominique Pinon, je l’aime beaucoup, une phrase, une citation de je ne sais plus quel écrivain « je serais l’auteur, tu seras le drame ».C’est exactement ça je serais l’auteur, tu joueras le drame,tellement tu es dramatique.

 

Céline redevient tendance, je le mets en tête de gondole sur mes étagères,et je bardamuse

Trouvé un livre dans le dernier carton, avec plein de post-it

Femme mode d’emploi

Achète toi une poupée gonflable, gonflante, de cire de son au lieu de te poser d’imbéciles questions

Trouvé un livre qui ne m’appartient pas dans un sac

Je ne garde que le titre,retour à l’envoyeur

Les deux

En fait, à la poubelle, pas gâcher au prix où est le timbre

 

Hier soir, débat avec l’homme sage, effaré, sur l’incestuel

Ne pas confondre hep hep hep!!!!

Pas de passage à l’acte (relis tes Racamier) (bon je te concède que c’est pas simple ni vraiment dit comme ça) (entre les lignes, décodage, adaptation, l’homme sage fait ça pour moi) mais des familles où aucune confidence n’est possible

Intimité zéro

Aucun secret n’est gardé

Tout le monde sait tout sur tout le monde sauf la vérité

Le déni: blason familial

Le confident nécessaire : assassiné

Le gardien de l’indicible : mutilé

On parle de ce dont tu as besoin de parler mais que tu voudrais qu’on garde au coffre

Je paye désormais pour me confier et pour être garantie que ce que je dis reste là où c’est dit

C’est grave.

J’ai fait confiance

J’ai entendu dire

Le contraire de la vérité

Plus violent qu’un mensonge, brouillage de pistes.

Mais les menteuses ont dans la voix cette écorchure…

C’est là ce jour là ce matin là que le vrai doute s’est installé

Le chemin était tracé

Le reste avant avait si peu d’importance

Ce matin là

Absence de conviction

Trop de trop

Prévisible

Le meilleur moyen d’isoler la confiance c’est de distiller une information saugrenue et d’attendre qu’elle te boomerang à la tronche

Au moins tu es fixé. Je le suis.BOUM

Je suis fatiguée, je trie des papiers, j’explore doucement des pistes, je retrouve un dessin d’enfant, une maison, avec plein de chambres, bien séparées, plusieurs étages, un monde fou dans cette maison, des prénoms sur chaque chambre, je suis triste après, vraiment triste, c’est comme un cimetière carré des anges ce dessin.

Il est normal me dit l’homme sage qu’après qu’on vous ai dit si souvent durant tout ce temps vous êtes laide à l’intérieur (aussi) que les jolies choses que vous exprimez,la douceur, la tendresse,ce reflet pur de vous sans ce miroir déformant vous émeuvent. Prenez donc un mouchoir en papier.

Ce matin le souvenir de cette soirée, trop bonne trop conne, on était bien elle et moi à se murger en douceur, pourquoi j’ai répondu, mystère.

Ce matin on sent bien sur les ondes la tentative d’enfumage. Le c’est pas moi c’est l’autre.

Ce matin un mail qui me raconte deux trois choses étonnantes pour l’expéditeur, pas surprenantes du tout pour moi. J’ai cessé d’être naïve. Lui s’étonne de l’avoir été. Il s’excuse. No answer.

Un tour chez "les amis",ce truc là c'est ausi une plate-forme de retrouvailles, et on peut dire ce qu’on veut, je donne un prix particulier aux retrouvailles en ce moment.Je suis sentimentale.A donf.

La nuit, le débat entre les deux candidats, en anglais, je découvre une heure plus tard que des chaînes françaises diffusent avec interprètes, les boules.

Et puis la mort qui rôde, qui tourne autour de quelqu'un qui m’est si cher, que je me demande comment je vais bien pouvoir faire ce jour-là.

Et on m'informe via admin@ que "de multiples tentatives d'accès infructueuses  à .... au cours des deux derniers mois " m'obligent à modifier mon mdp via un système hautement sécurisé.

 

 

 

 

 

21.09.2008

Dimanche tout bizarre

Je suis seule toute seule pour la première fois depuis des semaines

J'adore

Je braille dans le salon, tout y passe, fureur ménagère, avec un peu de chance BB passe pour le goûter, on va re-brailler en duo

Ca donne ça quand je chante à tue-tête: ENJOY

(merci K1!!!!)

Je me sens si joyeuse que ça en est suspect,tellement ferme et déterminée et enthousiaste que je ne me reconnais pas

Opérationnelle

Tout me touche, rien ne m'indiffère, mais rien ne m'atteint au delà du supportable

(ce doit être hormonal)

moi aussi je t'aime,mon petit chien qui mange en douce la merde du chat mais comme dit le proverbe, les hommes ne changeront pas tant que les chiens mangeront de la merde

GO